
À l’attention des prétendus défenseurs des droits de l’homme, de la liberté et du leadership mondial
En clair
Fath Al-Rahman Al-Nahas
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
L’image de cet enfant dont le cadavre a été rejeté par les vagues de la mer sur le rivage, après le naufrage de leur embarcation au cours d’un voyage à la recherche de la sécurité hors de Syrie — loin des massacres des (Shabbiha d’El-Assad)… Et avant lui, cet (horrible crime) qui a coûté la vie à (1 500 enfants) asphyxiés par des gaz toxiques… Ces enfants innocents qui ont perdu la vie sous la (bassesse et la lâcheté) des tyrans de notre époque, se rangent aux côtés des enfants de Palestine devant un (Grand Tribunal), dans l’attente du (Juge Équitable) qui jugera ces (monstres meurtriers). Mais le tribunal ne siégera pas et le juge ne viendra pas, tant que la conscience humaine demeurera (séquestrée) dans les couloirs de ces (prétendus) défenseurs des droits de l’homme et de la liberté des peuples… Et tant que les organisations concernées se dissimuleront derrière des enseignes (mensongères) et des profits (illicites) leur procurant un luxe (mirable)… Au Soudan, d’autres monstres (égarés), sombrant dans un égarement profond, portent les armes et tuent des femmes, des enfants, des vieillards, des malades et des médecins… Et d’un crime à l’autre, se succèdent des horreurs (encore plus abominables) et hideuses.
La terre se teinte du sang de mères portant leurs nourrissons ; un enfant (crie et appelle) sa mère alors qu’il est allongé sur sa poitrine (sanglante), cherchant son (sein) pour téter son (lait), croyant naïvement qu’elle dort et qu’elle va se réveiller, jusqu’à ce qu’un monstre survienne, l'(arrache) du sein maternel et l’emporte comme s’il s’agissait d’un rat mort… Un autre enfant murmure quelques mots en s’agrippant à sa mère, la fixant de ses yeux (lumineux), comme pour lui dire : « Ô Maman, parle-moi, joue avec moi », mais la mère ne répond pas : les (monstres l’ont tuée) et l’ont laissée baigner dans son (sang), son enfant cramponné à sa poitrine… Ah ! Enfants du Darfour et du Kordofan… Prenez patience, car vous avez rendez-vous le Jour du Jugement Dernier, où vous poursuivrez devant Dieu, (le Juge Équitable), ces monstres meurtriers. Ce sont des scènes du Soudan à fendre et faire saigner le cœur ; les (douleurs et les larmes) ne suffisent plus à les exprimer. Elles ne font qu’ajouter un chapitre de plus au registre de la (faillite et de l’impotence) qui caractérise le bilan de ce qu’on appelle les organisations des droits de l’homme et de protection de l’enfance et de la maternité… Bien plus encore, elles constituent une (condamnation éclatante) du mythe de la (« communauté internationale ») — cette entité qui se prétend progressiste, (tutrice) du monde et garante des (valeurs) humaines et des États, alors qu’elle n’est rien de plus qu’une (coquille vide) et une enseigne délabrée.
Ces scènes de tueries, ce mépris de l’enfance et de la maternité, ces effusions de sang perpétrées avec (vilenie) et des consciences (mortes) n’ont nullement ému l’Amérique — elle qui se (prétend) à la tête du monde libre, garante de la paix, de la sécurité internationale et des (droits) de l’humanité. Elle préfère plutôt (détourner son attention) au profit d’une propagande mensongère évoquant l’usage par le Soudan d me (d’armes prohibées), faisant de ces mensonges son propre (programme), devenu à ses yeux plus important que la monstruosité des (crimes de la rébellion)… Auparavant déjà, elle avait (fermé les yeux) sur l’utilisation de ces mêmes armes contre les enfants de Syrie et de Palestine… Aujourd’hui, dans le cas soudanais, elle cherche à travers cette propagande à insuffler une (vie supplémentaire) à la rébellion, ce qui signifie que l’Amérique préfère s’accommoder de la poursuite de ses (crimes) contre l’humanité… Quand donc l’Amérique aura-t-elle honte ?
Nous écrirons, encore et encore.