
Des Centres logistiques en Libye et en Somalie pour approvisionner les Dagalo en armes et en mercenaires
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le projet de rapport du groupe d’experts des Nations unies sur le Soudan a révélé l’existence d’un réseau logistique transfrontalier suspecté d’utiliser des avions de type « Boeing 727 » liés à un prestataire militaire américain pour transporter des armes et des mercenaires étrangers au profit des Forces de soutien rapide, selon ce qui a été rapporté par l’agence Reuters.
Le document, soumis au Conseil de sécurité pour examen avant sa publication prévue en septembre prochain, indique que le groupe s’est appuyé sur des informations fiables provenant de quatre sources. Celles-ci font état du transfert, par trois Boeing 727, de combattants des Forces de soutien rapide et de mercenaires, en plus d’équipements militaires comprenant des drones et des armes.
Les conclusions ont révélé l’existence d’un couloir aérien reliant l’aéroport de N’Djamena au Tchad à des centres logistiques utilisés par les Forces de soutien rapide au Soudan, en Libye et en Somalie, fournissant ainsi des preuves supplémentaires de la poursuite du flux d’approvisionnement malgré l’embargo sur les armes imposé par l’ONU au Darfour depuis 2004.
Le groupe d’experts a documenté l’arrivée de trois Boeing 727 dans la capitale tchadienne, N’Djamena, depuis novembre 2024, opérant depuis le tarmac militaire de l’aéroport international de N’Djamena.
Le projet de rapport précise que l’un des appareils a été vendu à une société liée à l’ancien prestataire militaire américain Stephen Shullis, tandis que la société « Contractor Airways » a acheté deux avions auprès de la compagnie américaine « Kalitta Charters ».
Les enquêtes menées par Reuters ont montré que Shullis et son associé Craig Monroe sont propriétaires de la société, ce qui établit un lien entre les trois avions et ces deux individus.
Le rapport confirme que les Forces de soutien rapide ont utilisé le couloir aérien entre N’Djamena et Nyala pour transporter des combattants, des mercenaires étrangers et des équipements militaires vers le Darfour, dans le cadre d’une enquête plus vaste sur les violations de l’embargo sur les armes.