
Coup d’État dangereux au sein de la milice
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Des sources ont révélé qu’une confrontation houleuse et décisive a eu lieu dans la ville d’El Daein entre le dirigeant de la milice des Forces de soutien rapide, Abdelrahim Dagalo, et des chefs de clan (Omdas) ainsi que des figures de la tribu des Rizeigat.
Ces derniers ont adressé de dures critiques au commandement de la milice en raison de la négligence envers les blessés et les amputés et de la détérioration de leur état de santé, tout en annonçant leur refus total de toute nouvelle mobilisation dans la région.
La rencontre a été marquée par des propos francs de la part des Omdas concernant l’impossibilité de mobiliser à nouveau leurs enfants pour le combat, soulignant l’augmentation du nombre de paralysés et d’amputés ainsi que l’abandon de leurs soins.
L’un d’eux a confronté Dagalo sur un ton véhément, l’invitant à s’adresser lui-même aux femmes (Al-‘Aween) pour les convaincre d’envoyer de nouvelles recrues, tout en affirmant le recul décisif de l’adhésion populaire et de la mobilisation au Darfour.
En revanche, Abdelrahim a proféré des accusations à l’encontre des Omdas, les accusant de complicité avec l’armée et les menaçant d’un transfert à la prison de Degress, ce qui a provoqué des interruptions de parole colériques et un rejet de son attitude avant l’intervention du Chef tribal (Nazir).
Il a ensuite quitté El Daein, après quoi la milice a lancé une vaste campagne d’arrestations visant des dirigeants communautaires et administratifs, dont le dernier en date est l’Omda El-Tom Moussa, arrêté à Nyala.