
Jibril Ibrahim : Je ne m’accroche pas à mon poste de ministre des Finances et je peux être remplacé à tout moment
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le ministre des Finances, Dr. Jibril Ibrahim, a révélé que l’appareil exécutif a formé un comité spécial pour contenir la hausse du taux de change, affirmant qu’ils sont sur le point d’aboutir à des solutions. Il a déclaré que ce qui a été rapporté par les médias concernant une nouvelle hausse de la valeur du dollar douanier est inexact, indiquant que la raison en est qu’ils ont procédé très tôt à l’unification du taux de change pour la Banque du Soudan, les banques et les institutions officielles, soulignant que ce qui était qualifié de dollar douanier, indicatif ou autre n’existe plus.
Concernant l’avenir des Forces conjointes et la possibilité de leur intégration au sein des Forces armées ou des forces régulières, Dr. Jibril a expliqué qu’ils sont prêts à mettre en œuvre les arrangements de sécurité stipulés par l’accord de Juba, et qu’ils n’ont aucune objection si ces mesures sont prises dès maintenant durant la période de guerre, ou à tout autre moment.
Il a appelé à ne pas susciter de craintes ni à céder aux soupçons, affirmant que lorsque les Forces conjointes ont engagé le combat aux côtés des Forces armées, dépassant la position de neutralité adoptée durant les premiers mois de la guerre, elles l’ont fait avec la pleine conscience que l’abandon de cette neutralité découlait d’une conviction profonde.
Il a déclaré que lorsque leurs mouvements ont pris les armes, ils portaient un projet clair représenté par leurs revendications connues et la lutte contre la marginalisation ; dès qu’ils ont constaté que la guerre actuelle au Soudan visait l’existence même de la patrie, ils ont décidé de combattre aux côtés des Forces armées pour consolider les fondements de l’État soudanais, qui reste engagé envers eux dans le cadre de ce qui est connu sous le nom d’accord de Juba.
Jibril a appelé les médias à jouer leur rôle dans la sensibilisation de la société en rejetant et en combattant le discours de haine, car certaines parties continuent d’exploiter l’ignorance des communautés pour diffuser un récit de discorde entre tribus arabes et africaines, soulignant qu’il s’agit avant tout d’une responsabilité des médias.
Dr. Jibril a révélé que le Soudan est confronté à une guerre militaire violente à laquelle ont participé plusieurs pays, et que d’autres formes de guerre ont désormais commencé, notamment la guerre économique. Dr. Jibril a reconnu l’existence d’une crise étouffante des conditions de vie résultant de la détérioration du taux de change, ajoutant que la sortie de cette crise nécessite des efforts plus soutenus et une coordination accrue entre le Conseil de souveraineté et le Conseil des ministres.
En réponse à une question posée par la plateforme (Asdaa Soudania), Jibril a déclaré que l’ouverture de canaux de partenariat avec les pays amis ne relève pas de la responsabilité du ministère des Finances, exigeant ainsi des efforts supplémentaires de la part de la direction de l’État.
Il a appelé à la nécessité de mettre en place des mécanismes de suivi des accords internationaux afin de dynamiser des relations de partenariat productives avec des pays tels que la Chine, la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar.
Dr. Jibril a également révélé une orientation vers la modification de la loi foncière, au motif que l’ancienne loi entrave le mouvement des investissements étrangers, précisant qu’un comité juridique s’attelle à rédiger ces amendements. Il a souligné que le Mouvement pour la justice et l’égalité soutient le parachèvement des institutions de l’État, en particulier la mise en place du Conseil législatif.
Dr. Jibril a démenti s’accrocher à son poste de ministre des Finances, déclarant : « Je peux être remplacé conformément aux termes de la paix de Juba à tout moment ». Il a fait remarquer que la paix de Juba préserve les postes, tandis que les personnes changent selon la volonté des partenaires de la paix de Juba.
Jibril avait rencontré hier plusieurs membres de la délégation du forum médiatique et des experts des médias, parmi lesquels le rédacteur en chef Salah Omar Al-Sheikh, le directeur général de la plateforme Asdaa Soudania Mohammed Al-Fatih Ahmed, le conseiller de la plateforme Bukhari Bashir, Hassan Ismail, Adel Al-Baz et Dr. Muzammil Abu Al-Qasim.