
Pour sauver la milice… le conseiller de Trump appelle à une trêve de 90 jours au Soudan
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Mossad Boulos, conseiller du président américain pour les affaires africaines et arabes, a déclaré qu’il n’existait pas de solution militaire à ce conflit et que les parties belligérantes devaient accepter une trêve humanitaire de 90 jours permettant l’accès sans entrave de l’aide humanitaire.
Les déclarations de Boulos interviennent après des mouvements menés par l’armée soudanaise sur l’axe du Kordofan et la libération de plusieurs zones dans l’État du Kordofan du Nord, s’approchant ainsi de la libération totale de l’État et de l’avancée vers l’État du Kordofan occidental. Des observateurs estiment que chaque fois que l’armée soudanaise progresse, Boulos sort pour faire des déclarations appelant à une trêve.
Boulos a affirmé que le gouvernement des États-Unis partageait les préoccupation de la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial concernant la situation tragique au Soudan, et que les États-Unis avaient contribué 375 millions de dollars pour soutenir le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies au Soudan et le Programme alimentaire mondial — en tant que principal donneur — dans le cadre de leurs efforts conjoints pour sauver la vie au Soudan.
Il a indiqué avoir eu une discussion généreuse avec le ministre égyptien des Affaires étrangères, de l’Émigration et des Égyptiens de l’étranger, Dr. Badr Abdel Aty, au cours de laquelle ils ont échangé leurs points de vue sur des questions régionales d’intérêt commun et discuté d’initiatives visant à promouvoir la paix et la stabilité dans la région.
Selon le ministère égyptien des Affaires étrangères, l’appel a porté sur les démarches et contacts en cours dans le but de stopper l’escalade au Soudan, où le ministre Abdel Aty a souligné l’importance de s’appuyer sur les efforts actuels visant à mettre fin au conflit, de garantir des conditions propices à l’élaboration de solutions politiques et de privilégier les valeurs du dialogue et de la négociation, tout en réaffirmant l’attachement de l’Égypte à la préservation de l’unité du Soudan, de sa souveraineté, de son intégrité territoriale et de la protection de ses institutions nationales.