
Le Premier ministre ferme la porte à tout remaniement ministériel
- Kamil Idris : Pas de différends entre Khartoum et Washington.. Et nous avons interagi avec toute la patience possible pendant des mois avec le conseiller de Trump
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le Premier ministre Kamil Idris a fermé la porte à toute orientation vers la réalisation d’un remaniement ministériel, niant l’existence de toute tendance à un remaniement large au sein du gouvernement de l’Espoir, et qualifiant les informations circulant à ce sujet de rumeurs sur les réseaux sociaux, tout en affirmant de manière catégorique qu’il n’y répond pas.
Dans le même temps, Kamil a nié l’existence de différends entre le Soudan et les États-Unis d’Amérique, il a déclaré dans une interview avec (TRT) : « Nous n’avons aucun problème, aucune complication ni aucune tension avec l’Amérique, et je le dis avec toute la clarté et la transparence possibles, mais nous ne pouvons pas mettre sur un pied d’égalité les Forces armées et ce que l’on appelle le Soutien rapide. Nous nous opposons au terme “les deux parties” ; c’est un discours rejeté, inacceptable, et qui ne mène à aucun résultat logique ».
Commentant le refus de l’administration américaine d’accorder au président du Conseil de souveraineté Abdel Fattah al-Burhan un visa pour assister aux réunions de l’Assemblée générale des Nations Unies, Idris a déclaré : « Nous ne pouvons pas être chantés, et les politiques de chantage pratiquées à l’échelle internationale contre le Soudan sont des politiques rejetées. Que le visa d’entrée pour l’Amérique soit le prix pour que le Soudan signe un document dont nous ignorons le contenu, l’origine ou les détails est une chose totalement rejetée ».
Il a poursuivi en disant : « L’État soudanais a interagi avec Mossad Boulos à plusieurs reprises, avec toute la patience possible, au cours de longs mois, et le Soudan n’a commis aucune erreur ; au contraire, nous avons fait preuve de patience, nous avons interagi et nous nous sommes engagés dans toutes ces négociations ».
Il a confirmé l’ouverture du Soudan à toutes discussions menant à une paix globale et juste qui mette fin à cette guerre, mais nous ne voulons pas de pansements ou de vitamines temporaires venant d’ici et de là. Nous voulons une paix complète et durable, et nous accueillons favorablement les initiatives logiques, justes et réalistes qui ne portent pas atteinte aux piliers souverains de cette nation.
Dans un ordre d’idées similaire, Kamil a réitéré le lancement de l’initiative de paix soudanaise qu’il avait précédemment soumise au Conseil de sécurité des Nations Unies, en déclarant : « Nous plaçons maintenant cette initiative à nouveau sur la table des discussions et des négociations ».
En même temps, il a fait remarquer que la voie militaire évolue dans la bonne direction, d’autant plus que l’armée détient selon lui désormais pleinement l’initiative, affirmant qu’ils sont totalement ouverts à la voie de négociation ; nous avons présenté une initiative aux contours clairs et explicite à la communauté internationale, et par conséquent, les deux voies, militaire et de négociation, vont dans la même direction .
Il a poursuivi : « Nous voulons la paix, et plus la paix vient tôt, plus cela est dans l’intérêt de notre État qui possède de grandes capacités et une économie riche. Nous aspirons à la paix, mais tant qu’il y aura des combats militaires, le devoir constitutionnel des Forces armées exige qu’elles défendent la nation, et si la paix des braves et la paix des vainqueurs arrive, nous la saluerons totalement, car nous ne sommes pas des partisans de la guerre ».
Il a souligné qu’ils sont « ouverts à tous réajustements et à la conduite de toute négociation autour de l’initiative de paix soudanaise, à condition que ses composantes fondamentales soient préservées, tout en affirmant que la souveraineté du Soudan est une ligne rouge ».
Il a déclaré parmi les composantes les plus importantes de notre initiative figurent l’arrêt du soutien fourni à ces milices et le retrait des positions et des villes occupées. Je dis milices à dessein ; car il n’existe plus actuellement de “Soutien rapide”.
Le Soutien rapide s’est transformé en groupes de mercenaires, de gangs et de voleurs, et il faut rassembler tous ces mercenaires dans des camps spécifiques, puis procéder à un processus de filtrage et d’examen, sur la base des normes internationales, en particulier ce que l’on appelle le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration.