Les sanctions britanniques… Des messages cachés

Dr. Ibrahim Al-Siddig Ali

 

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

 

Les sanctions britannique contre des individus de la milice terroriste de la famille Dagalo et des chefs de l’armée et des forces de soutien constituent l’une des conceptions les plus (absurdes) dans les positions internationales, et ce à plusieurs égards :
Premièrement : La décision intervient à la date du premier anniversaire du massacre d’El Fasher, du génocide et du nettoyage ethnique. Une ville entière dont les habitants ont été liquidés par la famine, le siège et les bombardements, tandis que des milliers de femmes et de personnes âgées se trouvent toujours dans la prison de Degris à Nyala, qui est l’une des pires prisons au monde. Face à cet événement douloureux du 26 octobre 2025, les sanctions britanniques sont arrivées avec des noms inconnus, comme si elles voulaient couvrir les plus grands crimes et violations humaines commis par la milice terroriste de la famille Dagalo et financés par l’État des Émirats arabes unis, parmi les équipements desquels figurent des armes britanniques. C’est une fuite devant la réalité et une trahison des principes humains et des valeurs morales en couvrant le véritable criminel. Pendant plus d’un an, le commandant en second de la barbarie de la milice de la famille Dagalo s’est consacré à la tâche de faire tomber El Fasher et a été vu menant ses éléments et émettant des directives et des instructions, et malgré cela, les sanctions britanniques ne l’ont pas touché.
Deuxièmement : La tragédie d’El Fasher n’était pas un événement individuel isolé, mais une série d’actes à caractère systématique effroyable, auxquels ont participé des mercenaires dont la présence a été documentée par des rapports internationaux et des documents. Par conséquent, on ne peut pas faire tomber les sanctions sur quatre ou cinq criminels et s’en contenter comme si la Grande-Bretagne avait triomphé pour les droits de l’homme. Ce qu’a fait la Grande-Bretagne est un crime en soi.
Troisièmement : La nature même du crime dans la ville d’El Fasher était un acte odieux et dans son ampleur, sa laideur, sa monstruosité, sa longue durée et la nature de ses outils : une famine et des tueries qui ne font pas de distinction entre les gens et un effacement complet de la société. C’est un événement sans précédent à l’échelle mondiale, et il est inconcevable que le comité n’ait pas constaté plus de 75 cimetières dans la ville ou sur la route s’étendant d’El Fasher jusqu’à Tawila avec des cadavres dispersés, ou les prisons de la milice rebelle, ou qu’il n’ait pas écouté ceux qui ont fui cet enfer. Le ministère britannique des Affaires étrangères s’est trompé dans ses sanctions et a récompensé les criminels.
Quatrièmement : L’inclusion de certains chefs de l’armée et des forces de soutien qui l’accompagnent dans ces sanctions est un message (arrogant) qui manque de crédibilité et de courage, et tenter d’inclure une autre partie est une preuve de faiblesse sous la pression ou la convoitise. La politique britannique est-elle donc devenue otage du capital émirati ?
Que Dieu préserve le pays et les serviteurs.