Le ministre égyptien des Affaires étrangères arrive au  Port-Soudan

 

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

Badr Abdel-Aty, ministre des Affaires étrangères, de l’Immigration et des Affaires des Égyptiens expatriés, est arrivé au Port-Soudan, où il a été accueilli par Mohi El-Din Salem, ministre des Affaires étrangères de la République du Soudan.

Cette visite bilatérale vise à soutenir les efforts déployés pour renforcer les relations égypto-soudanaises et à discuter des derniers développements de la crise soudanaise, dans le cadre de la position ferme de l’Égypte en faveur de l’unité et de la stabilité du Soudan.

Cette visite est aussi  l’une des initiatives prises au plus haut niveau par l’ONU ces derniers temps, dans un contexte international visant à prévenir les combats, à créer des ressources humaines et à assurer la protection civile dans les zones de conflit.

Le ministre Abdel-Aty  a confirmé  dans des déclarations que la division et la séparation  du Soudan représente une « ligne rouge » pour l’Égypte, soulignant que le Caire ne l’acceptera ni ne la permettra en aucune circonstance.

Il a expliqué que cette position découle d’une conviction stratégique selon laquelle toute tentative de division entraînera davantage de combats et d’instabilité régionale, ce qui menace la sécurité nationale et la sécurité hydrique de l’Égypte.

Le ministre a également réitéré le rejet catégorique par l’Égypte de toute entité parallèle aux institutions étatiques officielles du Soudan, soulignant qu’assimiler les institutions légitimes à d’autres cadres est inacceptable, ce qui reflète le soutien indéfectible de l’Égypte à la souveraineté de l’État soudanais et à l’unité de son territoire.

Abdel-Aty a souligné que les solutions militaires ne peuvent résoudre la crise et que la seule voie possible est un processus politique pleinement mené par les Soudanais.

Il a appelé à exercer une pression directe sur toutes les parties afin de parvenir rapidement à une trêve humanitaire menant à un cessez-le-feu immédiat, ouvrant ainsi la voie à un processus politique global et inclusif.