
L’Algérie appelle à des solutions africaines pour la guerre au Soudan et met en garde contre toute ingérence étrangère
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le ministre d’État et ministre des Affaires étrangères algérien, Ahmed Attaf, a affirmé que la guerre au Soudan, qui approche de sa troisième année, a engendré l’une des crises humanitaires les plus graves au monde. Attaf a fait cette déclaration lors de son intervention à la 12e session du processus d’Oran sur la paix et la sécurité en Afrique, qui s’est tenue au Centre international de conférences d’Algerie.
Le conflit en cours a engendré d’immenses souffrances pour le peuple soudanais, sans qu’aucune solution politique susceptible de mettre fin à la crise ou d’instaurer la sécurité et la stabilité et il a aussi ajouté que la situation au Soudan témoigne d’un désintérêt international pour les questions de paix et de sécurité en Afrique, ce qui aggrave les difficultés affrontées par les pays africains pour faire face aux conflits internes.
Il a également expliqué que l’absence d’initiatives africaines efficaces pour résoudre la crise a permis une multiplication des interventions étrangères, compromettant ainsi les chances de parvenir à un règlement pacifique, tout en affirmant l’importance de renforcer le rôle diplomatique de l’Afrique.
Il a cité que les solutions durables aux crises comme la crise soudanaise doivent venir du continent lui-même, avec le soutien de la communauté internationale en cas de besoin, afin d’assurer leur mise en œuvre effective.
Attaf a souligné que l’approche africaine, fondée sur l’initiative et la participation directe à la médiation, peut contribuer à réduire l’escalade du conflit, à rétablir la sécurité et la stabilité au Soudan, à soulager les souffrances des civils et à promouvoir la paix dans la région.