
AL – Burhan : La solution militaire est plus importante que la solution politique
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Nous faisons confiance à l’Arabie Saoudite, à l’Égypte et aux États-Unis, mais pas aux Émirats
Ceux qui nous ont conseillé au passé de nous rendre, devraient conseiller la milice de se rendre maintenant
Le porte-parole du conseil de souveraineté a révélé de nouveaux détails sur le discours du président du conseil de souveraineté de transition, le général Abdel Fattah al-Burhan, devant les représentants de la communauté turque et soudanaise à Ankara avant-hier.
AL – Burhan a déclaré que le Soudan n’acceptera pas une trêve ou un cessez-le-feu tant que la milice rebelle serait présente sur le territoire national, “Nous ne sommes pas des fauteurs de guerre”, a déclaré AL – Burhan lors de la réunion, ajoutant que le Soudan a entièrement confiance dans les intentions du Royaume d’Arabie saoudite, de l’Égypte et de l’administration américaine, mais pas dans les intentions des Émirats arabes unis et de leur président, Mohammed bin Zayed.
AL – Burhan a demandé au président américain de considérer la question soudanaise du point de vue des Soudanais et de résoudre la crise, d’autant plus qu’il veut être l’homme de la paix cette année.
AL – Burhan a affirmé sa confiance dans la défaite de la rébellion et a ajouté : “Ceux qui nous conseillaient de nous rendre dans le passé devraient conseiller la milice de se rendre maintenant, et nous sommes convaincus de notre victoire “.
Il a souligné la nécessité de la solution militaire avant celle politique, ajoutant : “La solution militaire ne signifie pas nécessairement la fin des combats, mais elle peut se terminer par une reddition”.
AL – Burhan a adressé un message selon lequel le Soudan n’est pas faible et capable de repousser toute agression, affirmant la force de la volonté populaire et son rassemblement autour de l’armée.
Il a déclaré que le Soudan a une politique étrangère claire dans ses relations avec les pays voisins et a ajouté : “Nous n’avons jamais été un État agresseur envers aucun pays voisin”, mais les répercussions de la guerre actuelle sur l’environnement régional persistent, malgré les interactions dans la région, nous ne répondrons pas à ces pays par l’hostilité, mais nous nous réservons le droit de défendre l’État soudanais.
Dans le même contexte, il a reconnu les complexités bureaucratiques qui ont empêché la mise en œuvre de certains accords entre le Soudan et la Turquie, il a promis de lever tous les obstacles aux investissements turcs au Soudan, notamment en levant les restrictions sur les visas d’entrée pour les hommes d’affaires turcs afin qu’ils puissent entrer dans le pays sans visa.
Il a souligné que les projets de reconstruction, d’infrastructure et d’énergie nécessitent l’expérience turque étendue dans ces domaines, en appuyant sur les contributions de la Turquie aux initiatives de paix dans la région, notamment à Gaza et dans de nombreux événements mondiaux, et a souligné son expérience dans la résolution de la crise avec le Parti des travailleurs du Kurdistan, qui est un exemple à suivre.
C’est pourquoi nous avons demandé au président turc, en raison de son expérience et de ses relations, d’intervenir pour aider le Soudan à trouver une solution à la crise soudanaise.
AL – Burhan a affirmé sa confiance dans le président turc pour résoudre la crise.