
Ni piratage ni falsification… Le ministère de l’Enseignement supérieur dément les allégations et l’Université de Khartoum tranche le débat juridiquement
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeinaو
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que l’Université de Khartoum ont critiqué les accusations contenues dans la lettre de démission du secrétaire aux affaires scientifiques de l’université, le professeur Ali Abdel Rahman Rabah. Ces accusations concernaient : l’accès d’un tiers au registre académique, des tentatives de falsification de diplômes universitaires, ainsi que le recul du processus de transformation numérique et l’arrêt du projet des certificats électroniques.
Le ministère a affirmé que ces allégations ne reflètent pas la réalité, soulignant son engagement envers la transparence et la protection de la crédibilité de l’enseignement supérieur, qualifiant la protection des bases de données de « mesure souveraine ». Il a précisé avoir relancé le système central d’admission pour 172 institutions d’enseignement supérieur et fourni à l’université les données des étudiants et des diplômés après le déclenchement de la guerre pour garantir la continuité du travail, confirmant que les mécanismes de protection des données sont d’une haute fiabilité et ne traitent avec aucune partie externe.
Le ministère a signalé que le secrétaire aux affaires scientifiques démissionnaire avait refusé, avant la guerre, de déposer les données des diplômés dans la base centrale, mais qu’il avait demandé plus tard de fournir ces données à l’université, ce qui a permis de reprendre la délivrance des certificats. Le ministère a également souligné que sa position sur les certificats électroniques repose sur des bases techniques et réglementaires, incluant le rejet de documents non sécurisés ou de fichiers PDF scannés, imposant la délivrance de certificats avec un sceau et une signature originale depuis novembre 2025. Il a aussi affirmé que la Plateforme Nationale de Vérification des Certificats est l’unique cadre officiel selon la loi, avec une liaison institutionnelle entre le ministère, le ministère des Affaires étrangères et les ambassades, sans aucune entité privée.
De son côté, l’Université de Khartoum a déclaré que le professeur Rabah a délivré environ dix mille certificats entre 2022 et 2026 sans qu’aucune falsification ne soit prouvée, confirmant que ses registres académiques jouissent d’une confidentialité et d’une sécurité élevées, et que le processus d’extraction et de vérification des certificats est soumis à des procédures multiples et précises. L’université a critiqué l’ambiguïté de certains passages de la lettre de démission, notant que mentionner un « tiers » sans le définir a jeté une ombre négative sur l’université et ses diplômés. Elle a réaffirmé que la protection des données des étudiants et des diplômés est une question souveraine, annonçant sa disposition à prendre des mesures administratives et juridiques contre ce qui a été publié.