
Début du procès par contumace du chef des Janjawid, de Hamdok et de (199) autres individus
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le tribunal de lutte contre le terrorisme, au complexe des tribunaux pénaux de Port-Soudan, présidé par Mohamed Sir Al-Khatim, a entendu le plaidoyer d’ouverture présenté par l’accusation dans le cadre des procédures de jugement par contumace de l’action pénale n° (10/50 de l’année 2023), visant (201) accusés issus de la milice des Forces de Soutien Rapide (FSR) et de ses collaborateurs.
Les charges retenues contre les accusés concernent le soutien à la rébellion, la participation à des opérations militaires contre les Forces Armées Soudanaises, le port d’armes, ainsi que la commission d’autres crimes qualifiés de graves. Parmi les principaux accusés dans cette affaire figurent le chef des Janjawid, “Hemedti”, ses deux frères Abd elrahim et Al-goni, ainsi qu’Osman Operations.
Des sources ont indiqué qu’un certain nombre d’hommes politiques font partie des accusés, notamment l’ancien premier ministre Abdallah Hamdok, Khaled Selk, Taha Osman Ishaq, ainsi que plusieurs professionnels des médias soutenant la milice.
Le procureur général Maher Saeed, chef de l’équipe d’accusation, a précisé à l’agence (SUNA) que cette affaire est considérée comme l’une des plus vastes menées par le ministère public en coordination avec les forces de police, soulignant que les procédures d’enquête ont duré plus de deux ans et demi, au cours desquels des preuves et des indices complets et précis ont été collectés et analysés. Il a expliqué que la plainte comprend plus de (21) chefs d’accusation, dont les articles (21, 22, 25, 26, 50, 51, 57, 58, 162, 163, 175, 186, 187, 188, 189, 191/10) du Code pénal de 1991, ainsi que les articles (5, 6, 9, 10) de la loi de 2001 sur la lutte contre le terrorisme, et l’article (34) de la loi de 2010 sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Il a ajouté que le dossier d’accusation a été préparé avec une extrême rigueur, incluant le recensement des accusés, la vérification de leur état civil complet, la saisie du registre civil et des registres fonciers, ainsi que l’achèvement de toutes les procédures juridiques nécessaires pour prouver les faits qui leur sont reprochés. Il a affirmé que les audiences du procès se poursuivront conformément aux procédures légales jusqu’à ce que le verdict final soit rendu à l’encontre des accusés.