
Hamdok : Entre l’esclavage politique et l’opposition destructive
Avant le Crépuscule
Par : Abdelmalek El-Naim Ahmed
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
De nombreuses preuves ont démontré la faiblesse du premier ministre du gouvernement de la révolution, Dr. Abdallah Hamdok, montrant qu’il n’était pas à la hauteur pour diriger le pays durant cette phase. Cette faiblesse s’est manifestée de manière flagrante lorsqu’il est devenu, après avoir quitté ses fonctions, un agent de l’État des Émirats Arabes Unis — soutien de la rébellion et auteur de violations des droits des citoyens soudanais. Portant leur passeport, il a renié la patrie qui l’a vu naître.
Les signes de la faiblesse de Hamdok sont apparus alors qu’il occupait le poste suprême de l’exécutif ; que dire alors de sa situation actuelle en tant qu’agent agissant sous les ordres des Émirats et des pays occidentaux, par lesquels il a cherché à gouverner le Soudan.
Lorsqu’il est interrogé à Riyad, lors du Sommet arabe, sur le programme de son gouvernement afin d’obtenir un soutien, sa réponse faisant que les “Forces de la Liberté et du Changement” ne lui avaient pas remis le programme. Il n’a pas dit, lors de cette session, que ses ministres n’avaient pas encore élaboré leur plan. Cela est considéré comme une faiblesse et un manque de discernement : participer à un tel sommet sans vision, sans plan, ni même programme de travail, pour en revenir finalement les mains vides.
Les manifestations de faiblesse du Dr. Hamdok se sont poursuivies lorsqu’il a accepté d’être le vice-président du comité économique sous la direction du défunt Hemedti. Hamdok prétend être un expert économique, alors qu’en réalité, il ne l’est pas. Il est diplômé de la Faculté d’Agriculture de l’Université de Khartoum, département d’économie agricole, et son niveau était très modeste et ordinaire selon le témoignage de ses anciens camarades. Il est clair que son manque de confiance en ses qualifications économiques est ce qui l’a poussé à céder volontairement la présidence du comité économique au défunt Hemedti alors qu’il était Premier ministre. Prétendre que Hemedti possédait les outils de l’économie n’est qu’une piètre excuse.
Sur le plan politique, sa faiblesse était évidente lorsqu’il a fait appel à des puissances étrangères pour élaborer le plan de gestion de l’État, permettant une ingérence flagrante à l’époque de Volker et de ses soutiens. Le comble fut le versement de plus de 375 millions de dollars à l’administration américaine à titre de compensation pour les victimes du navire USS Cole, dans une affaire où les tribunaux américains avaient pourtant disculpé le Soudan. Il pensait, par cette concession, gagner la faveur des Américains pour obtenir un soutien économique, ce qui ne s’est pas produit à ce jour. Ce montant a été prélevé au détriment du peuple soudanais et de la monnaie nationale par l’achat de devises sur le marché parallèle, entraînant la dévaluation de la monnaie que nous voyons aujourd’hui.
L’occasion de ce discours aujourd’hui est la tournée effectuée par Hamdok dans plusieurs pays européens, avec le soutien et les facilités des Émirats, incluant les Pays-Bas, la France et la Grande-Bretagne, et peut-être d’autres pays soutenant la rébellion, la milice et ses alliés (Somoud, Taassis).
Hamdok continue, dans ses rencontres et déclarations, à déverser sa colère sur l’armée nationale et ceux qui la soutiennent parmi les forces régulières, les volontaires et le peuple soudanais. Il répète encore ses phrases creuses affirmant que c’est l’armée qui viole et frappe, alors qu’il n’ose pas prononcer un seul mot de condamnation contre les Émirats qui fournissent armes, équipements et mercenaires pour frapper ses propres compatriotes au sud du Kordofan. Hamdok n’a pas osé condamner une seule fois les Forces de Soutien Rapide (FSR) rebelles, la milice et les mercenaires.
Hamdok n’a-t-il pas entendu les condamnations internationales contre la milice rebelle des FSR ? N’a-t-il pas entendu la condamnation des Émirats par tous les pays, et dernièrement ce qui s’est passé entre eux et l’Arabie Saoudite, ou encore avec la Somalie ? Même un sourd en aurait entendu parler. Qu’en est-il donc de Hamdok face aux exactions des Émirats et de leurs milices ?
Nous avons suivi ces jours-ci les protestations de la communauté soudanaise contre la visite de Hamdok dans ces pays, ainsi que celles de citoyens éclairés de ces nations, condamnant clairement Hamdok et le qualifiant de traître, d’agent et de criminel. Ce sont des témoignages impartiaux de citoyens étrangers. Une activiste française, intéressée par les droits de l’homme et les crimes de guerre, a attaqué Hamdok en le qualifiant d’agent, car son peuple est devenu victime de ceux qu’il soutient, comme les Émirats et les FSR. Même beaucoup de membres de Somoud, des FFC et de Taqaddum ne comptent plus sur lui en raison de sa faiblesse politique notoire dans de nombreuses positions.
S’il reste un dernier mot, il est adressé à nos missions diplomatiques dans les pays que visite Hamdok : elles doivent protester officiellement auprès des gouvernements qui l’ont accueilli et lui ont ouvert leurs portes. Car Hamdok n’est plus un opposant politique avec qui l’on peut être d’accord ou non, mais il est désormais un agent au service d’États hostiles à sa patrie et à son peuple. S’il cherche à tirer un profit de cette tournée en faveur de la rébellion ou de l’État parrain, toutes les preuves confirment le contraire. Au contraire, l’ampleur de la défaite qu’il a subie de la part des citoyens de ces pays, avant même celle de la communauté soudanaise, est devenue flagrante, y compris de la part de ceux qui le soutenaient hier.