
L’armée écrase les milices qui ont attaqué le Nil Bleu
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Les Forces Armées Soudanaises ont réussi à repousser une violente attaque menée par la milice des Forces de Soutien Rapide, soutenue par les forces du Mouvement Populaire (Joseph Touka), contre les zones de Malkan et Salk. Des sources ont indiqué que les milices ont subi une défaite cuisante et brutale, que les forces rebelles assaillantes ont été dispersées et que de grandes quantités de matériel de guerre ainsi que leurs véhicules militaires ont été saisis.
Les sources ont révélé que la milice visait à s’emparer de Malkan et a attaqué la zone depuis plusieurs axes et fronts ; elle a également effectué une manœuvre avec une partie de ses forces dans la zone de Salk, mais leurs plans ont voué à l’échec. Les sources ont précisé que l’Éthiopie a précipité le transfert des poids de la rébellion de son territoire vers l’intérieur du Soudan, confirmant l’entrée des forces vaincues à l’intérieur du territoire éthiopien.
Les sources avaient indiqué que le renseignement militaire avait surveillé des mouvements de la milice et du Mouvement Populaire dans ces zones, dans le but d’ouvrir un nouveau front de combat, soulignant que l’armée avait pris toutes ses précautions pour repousser toute attaque.
Des sources médiatiques avaient fait état de rassemblements de la milice des Forces de Soutien Rapide planifiant d’attaquer les zones de Kurmuk et Qeisan dans la région du Nil Bleu, en partant du territoire éthiopien.
L’armée soudanaise avait réussi, en juin dernier, à expulser la milice de zones du Nil Bleu, au sud-est du Soudan, d’où cette dernière s’était retirée sous le poids des attaques militaires vers des zones limitrophes de la frontière avec l’Éthiopie et le Soudan du Sud.
Le président du Conseil de Souveraineté et commandant de l’armée, Abdel Fattah al-Burhan, a adressé, lors d’une rencontre avec des figures des communautés turque et soudanaise au bâtiment de l’ambassade du Soudan à Ankara en décembre dernier, un message aux pays qu’il a qualifiés d’amis et qui croient que le Soudan est en état de faiblesse, affirmant que « le Soudan est plus fort qu’il ne l’a jamais été », les appelant à revoir leurs positions avant de commettre des « erreurs stratégiques », en référence à l’Éthiopie.