Le Commandant en chef : Les FSR agissent selon les instructions et les directives des (Émirats)

 Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

Le président du Conseil de Souveraineté soudanais, le général de corps d’armée Abdel Fattah al-Burhan, a déclaré dimanche que les relations entre le Soudan et la Turquie sont « devenues aujourd’hui plus profondes et plus solides qu’elles ne l’étaient auparavant », soulignant qu’il s’agit de relations historiques et enracinées entre les deux pays.
Ces propos ont été tenus lors d’une rencontre avec une délégation de médias turcs, dont TRT Arabi, au cours de laquelle al-Burhan a commencé par exprimer sa gratitude pour les efforts des chaînes turques, déclarant : « Je vous ai invités ici pour exprimer mes remerciements pour l’effort que vous avez fourni, lequel a contribué à corriger la vision sur le Soudan. J’ai pris connaissance de vos travaux et j’apprécie ce rôle.
Al-Burhan a ajouté que les chaînes turques jouissent d’une bonne réputation mondiale, notant que la direction turque a adopté des positions claires aux côtés du Soudan pendant la guerre et a apporté un soutien réel face à « l’agression dont est victime le peuple soudanais ».
Il a précisé que le président turc Rajap Taib Erdogan entretient de bonnes relations avec le peuple soudanais, et que l’ensemble du peuple turc sympathise avec les Soudanais et souhaite la fin du mal qui les a frappés, soulignant que « certains pays ont eu une position différente ».

Il a affirmé que le monde est conscient que l’armée soudanaise est l’entité légitime et qu’elle ne peut être placée sur un pied d’égalité avec les milices.
Vision pour la trêve et exclusion des Émirats
Al-Burhan a indiqué que le gouvernement soudanais a présenté une vision pour parvenir à une trêve, soulignant que la solution durable pour mettre fin à la « rébellion des Forces de Soutien Rapide (FSR) ne se limite pas nécessairement aux combats, mais peut passer par la remise des armes, la limitation de l’armement de ces forces ou le regroupement de leurs éléments dans des zones spécifiques ».
Il a révélé l’existence d’appels à déclarer un arrêt des opérations militaires, incluant une proposition de former un comité quadripartite comprenant la Turquie et le Qatar aux côtés de l’Arabie saoudite et de l’Égypte, en tant que pays voisins du Soudan, tout en confirmant l’exclusion de l’État des Émirats de cette initiative.
Il a ajouté qu’ils ont résisté pendant la guerre grâce au soutien de pays frères, en tête desquels la Turquie, l’Arabie saoudite, le Qatar et l’Érythrée, notant l’existence d’un nombre limité de pays qui, selon lui, entravent la réalisation de la stabilité au Soudan.
Il a déclaré que certains de ces pays incitent à l’instabilité sécuritaire, au premier rang desquels les Émirats arabes unis, qu’il a qualifiés de « principal soutien de la rébellion ».
Coopération militaire et économique avec la Turquie
Al-Burhan a expliqué que la guerre, malgré sa cruauté, a contribué à construire et à développer l’armée soudanaise et à renforcer sa capacité à protéger l’État, affirmant que le Soudan et la Turquie ont la capacité de collaborer dans le domaine du renforcement de l’armée.
Il a ajouté que la Turquie est un grand pays doté de capacités avancées qui la qualifient pour soutenir le Soudan dans ce domaine, avec une disposition au travail conjoint non seulement sur le plan militaire, mais aussi dans les domaines économique et de l’investissement, soulignant que la coopération entre les deux pays ne doit pas se limiter au seul soutien militaire.
Les « FSR » échappent aux trêves
Dans un contexte lié, al-Burhan a déclaré que les Forces de Soutien Rapide ont l’habitude de se dérober aux appels répétés à déclarer une trêve, expliquant que l’armée soudanaise a proposé plusieurs initiatives pour arrêter les opérations militaires, mais que ces forces ont suivi une « approche différente » pour y faire face.
Il a souligné que lors du siège de la ville d’El Fasher, l’armée a accepté plus d’une trêve, alors qu’aucune initiative similaire n’avait été proposée à ce moment-là, ajoutant qu’ils n’ont entendu parler d’appels à la trêve qu’après la chute de la ville, ce qui a permis aux FSR d’en prendre le contrôle.
Il a ajouté que la même méthode s’est répétée dans d’autres régions, notamment à Babanusa, notant la conviction de l’armée que les FSR attendent la chute de villes comme El Obeid et Kadugli avant d’exprimer leur volonté d’arrêter les combats.
Al-Burhan a considéré que cette approche révèle la complicité de certaines parties et leur alignement sur ce que dicte l’État des Émirats, soulignant que les FSR « agissent selon ce que les Émirats demandent et dirigent », selon ses termes.Il a conclu en réaffirmant le refus catégorique du Soudan de toute participation des Émirats à une quelconque médiation future.
Depuis avril 2023, le Soudan est le théâtre d’affrontements entre les FSR et l’armée soudanaise sur fond de désaccords concernant l’unification de l’institution militaire, ce qui a entraîné l’aggravation d’une crise humanitaire aiguë, incluant une famine considérée parmi les pires au monde, ainsi que la mort de dizaines de milliers de personnes et le déplacement ou l’exil d’environ 13 millions de personnes.