
Annonce depuis Khartoum de la création d’une large alliance politique appelant à la réconciliation
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Khartoum a été le témoin de l’annonce officielle de la création de l’alliance des « Forces de la Révolution pour les questions Nationales », première coalition à se former dans la capitale depuis la guerre. Ses principes fondamentaux appellent à la réconciliation et à la formation d’un gouvernement civil, tout en exigeant le désarmement des milices.
L’alliance comprend le Rassemblement Unioniste (Al-Tajammu al-Ittihadi), le Courant National, le Parti Baas Arabe Socialiste, le Courant du Centre, l’Inspiration Nationale (Al-Irada al-Wataniya) et le mouvement « Houqouq » (un rassemblement de jeunes).
Le secrétaire général du Rassemblement Unioniste, QaraibAllah Al-Samani, a déclaré mercredi à Sudan Tribune que l’alliance des Forces de la Révolution a présenté une vision positive envers toutes les composantes. Elle appelle à une réconciliation globale et à la formation d’un gouvernement exclusivement civil, incluant le Conseil Législatif, tout en écartant l’armée de la scène politique et en rétablissant l’ordre constitutionnel.
Il a précisé que les missions du gouvernement civil incluent la prévention des interventions étrangères et la gestion d’une phase de transition menant à une conférence nationale constitutionnelle. Il a souligné que la nouvelle alliance s’oppose aux milices, au premier rang desquelles les Forces de Soutien Rapide (FSR), et réclame leur dissolution ainsi que leur désarmement, tout en garantissant l’existence d’une armée unifiée détenant le monopole de la violence et des armes et empêchant la formation de toute milice, quelle que soit sa nature.
Il a ajouté : « Si les milices acceptent de déposer les armes et d’intégrer des arrangements de justice transitionnelle, un dialogue pourra être mené avec elles ultérieurement afin de mettre fin au conflit. »
Al-Samani a appelé les forces politiques à s’accorder pour faire de la justice et de la justice transitionnelle la base du traitement de l’héritage du passé, des violations et des crimes, à condition d’indemniser les victimes, de réparer les préjudices et de réformer les institutions ayant permis ces exactions.
Al-Samani a noté que le Parti de la Nation Nationale (Al-Umma), dirigé par Mohamed Abdallah Al-Douma, a reporté la signature de la charte de l’alliance en attendant la réunion de sa présidence, bien qu’il ait participé à toutes les étapes de la formation de l’alliance, y compris la rédaction des principes fondamentaux et l’approbation de la structure transitoire. Il a également précisé que le Parti National Unioniste a reporté sa signature après la réunion de son bureau politique.
Il a expliqué que la nouvelle alliance se compose de trois niveaux administratifs : l’organe de direction, le secrétariat général, en plus du Conseil Supérieur de Coordination qui regroupe toutes les entités du pays, y compris les comités de résistance, les organisations de jeunesse et de femmes, les confréries soufisites et les secteurs professionnels.
Il a souligné que la coalition naissante estime que le rôle des organisations régionales et internationales doit se limiter à la facilitation, au suivi et au parrainage du dialogue soudano-soudanais, indiquant qu’ils s’apprêtent à tenir une rencontre avec le Mécanisme Quintuplet.