
La coalition (Hamdok) appelle à une trêve pendant le Ramadan et à un échange de prisonniers entre le gouvernement et la milice
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Mercredi, des forces civiles et politiques soudanaises affiliées à la coalition de l’ancien Premier ministre Abdallah Hamdok ont appelé le gouvernement et la milice des Forces de Soutien Rapide (FSR) à déclarer une trêve humanitaire immédiate et globale dès le début du mois de Ramadan, et à entamer les dispositions pour un échange de prisonniers sous supervision internationale.
Les signataires du mémorandum comprennent des partis politiques civils de premier plan, notamment le Parti National Umma, le Congrès Soudanais, le Congrès Populaire, le Rassemblement Unioniste, ainsi que des partis nationalistes, nassériens et baasistes, en plus de l’Alliance Nationale Soudanaise, d’organisations syndicales et professionnelles, de coordinations de comités de résistance et de forces civiles au sein de l’alliance “Somoud”.
Cet appel intervient alors que la guerre se poursuit au Soudan depuis avril 2023, entraînant une détérioration sans précédent des conditions humanitaires, sanitaires et économiques. Elle a causé le déplacement et l’exil de millions de civils à l’intérieur et à l’extérieur du pays, ainsi qu’un effondrement généralisé des services de base et l’arrêt de secteurs vitaux, sur fond d’avertissements répétés de l’ONU concernant l’aggravation de la catastrophe humanitaire.
Les forces ont déclaré dans un mémorandum commun que l’appel à la trêve intervient avec le début du mois de Ramadan et les valeurs de miséricorde et de solidarité qu’il porte, et face à la poursuite de la guerre pendant plus de mille jours, laissant derrière elle une souffrance étendue touchant des millions de Soudanais. Elles ont souligné que l’initiative émane de la “responsabilité morale et nationale” envers les civils touchés par le conflit.
Le mémorandum a indiqué que la guerre a entraîné d’importantes pertes en vies humaines et une destruction massive des infrastructures, en plus d’une dégradation aiguë de la situation humanitaire, faisant du Soudan l’une des crises humanitaires les plus graves au monde. Il a ajouté que les civils, en particulier les femmes, les enfants et les personnes âgées, ont payé le prix le plus fort à travers le déplacement, la faim et la maladie, sans oublier la souffrance des familles des prisonniers et des détenus.
Les forces signataires ont exigé la déclaration d’une trêve humanitaire commençant dès le début du Ramadan, comprenant l’arrêt des hostilités, la protection des civils, de leurs zones d’habitation et des installations vitales, ainsi que l’ouverture de couloirs sûrs et durables pour l’acheminement de l’aide humanitaire sans entraves, permettant aux organisations humanitaires nationales et internationales d’accomplir leurs missions de manière complète et efficace.
Elles ont également appelé à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les civils détenus par la milice, sans lier cela à des considérations politiques ou militaires, en plus d’entamer d’urgence les arrangements pour l’échange de prisonniers sous la supervision des organisations internationales compétentes, afin de garantir le respect du droit international humanitaire et des normes humanitaires adoptées.
Le mémorandum a insisté sur la nécessité de mettre en place des mécanismes clairs d’exécution et de suivi, de sorte que la trêve soit accompagnée de dispositions efficaces de surveillance garantissant son respect et empêchant son exploitation à des fins militaires, actuelles ou futures, considérant que la réponse à ces demandes représente une étape nécessaire pour soulager la souffrance des civils et préparer le terrain pour les efforts de paix.0