L’arme du “SIDA” : les éléments de la milice propagent la mort silencieuse dans le corps des victimes de viol

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

Des sources médicales dans la ville de “Tawila”, au Nord-Darfour, ont révélé l’enregistrement de cas confirmés de virus de l’immunodéficience humaine (VIH/SIDA) et de maladies sexuellement transmissibles parmi les femmes et les jeunes filles fuyant l’enfer des combats à El Fasher.
Des sources médicales ont confirmé à “Darfur24” que l’hôpital de la ville a accueilli des cas d’infection par le virus, dont la grande majorité sont des femmes ayant subi de graves violations sexuelles durant leur parcours de déplacement ou lors des événements violents à El Fasher. L’affaire ne s’est pas arrêtée au “SIDA”, mais s’est étendue à une propagation inquiétante de l’hépatite virale et d’autres maladies vénériennes, résultant d’agressions systématiques ou de l’absence de contrôle sanitaire lors des opérations de transfusion sanguine et des accouchements dans des conditions peu sûres.
Ces rapports viennent confirmer les craintes formulées par des médecins en février dernier, au cours desquels ils ont documenté l’exposition de plus de 400 femmes et fillettes à des agressions sexuelles sur les trajectoires de déplacement. Tandis qu’une source sanitaire d’une organisation internationale a confirmé l’apparition de cas dans les camps de déplacés, elle a adressé des accusations directes aux autorités sanitaires relevant du “Mouvement de Libération du Soudan” pour avoir passé sous silence l’ampleur de la catastrophe dans les zones sous leur contrôle, avertissant que le “complot du silence” et l’absence de surveillance mèneront à une explosion épidémique incontrôlable.
De son côté, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a tiré la sonnette d’alarme, confirmant que le nombre d’infections au SIDA au Soudan a atteint environ 48,000 cas. L’organisation a expliqué que le conflit au Darfour et à Khartoum a paralysé les programmes de prévention, alors que seulement 34 % des structures de traitement restent opérationnelles, faisant du viol et de la violence sexuelle un “pont” de transmission rapide de la maladie en l’absence de soins préventifs d’urgence pour les victimes d’agressions.