La corruption sous la poussière de la guerre… Vigilance et fermeté, ô service de sécurité !

En clair
Fath Al-Rahman Al-Nahas

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina 

(1)
Nous avons dit, et bien d’autres avec nous ont dit, que cette guerre n’atteindra pas ses fins (heureuses) tant que les « yeux et les oreilles » des hauts dirigeants de l’État ne seront pas « grands ouverts » sur chaque mouvement de la société et « à l’écoute » de chaque action en son sein. Cela leur est rendu possible grâce aux informations qui leur sont fournies, « traquées » par les organes inférieurs « concernés » par le suivi de la « dynamique générale » de l’État… Car le ciblage et le suivi sont des « activités » qui sont au cœur même des missions du « système de sécurité », qu’il s’agisse de la police, de la sécurité, des renseignements généraux ou des renseignements militaires. Ici, je crois « fermement » que le système de sécurité accomplit ses rôles avec un « professionnalisme de haut niveau », un dynamisme débordant et un suivi rigoureux, grâce à sa « présence authentique » sur chaque site, ce qui lui permet d’obtenir une multitude d’« informations » cruciales… Tel a toujours été notre « engagement » à son égard à travers différentes époques. Et puisque le système de sécurité représente le « système immunitaire » de l’État, cette « efficacité » s’accentue dans ce tournant national « critique » imposé par la « guerre ». Or, la guerre a sa « poussière » sous laquelle peuvent se dérouler de nombreux actes « nuisibles » à l’État et au peuple… Car « l’ogre de la corruption », au visage sombre et caméléon, guette le moindre gain qui se profile à l’horizon… et les « marchands de crises » dévoilent leurs crocs venimeux.
(2)
Les intérêts privés « se pavanent », le favoritisme et les « germes » de l’abus de pouvoir, ainsi que d’autres « modèles de destruction », profitent de la préoccupation du pays par la guerre pour perpétrer leurs actes maudits, qui représentent « une autre guerre » aux contours diaboliques… Un responsable peut, sans intention malveillante, omettre de surveiller des transactions financières ou d’autres prestations de services, pour s’apercevoir plus tard qu’il a été « dupé » ; le sort en est alors jeté, et le voilà accusé de corruption alors qu’il est « innocent ». C’est pourquoi la performance générale des organes de l’État doit, dans toutes ses étapes, être « soumise » au parapluie de la loi et du contrôle de sécurité à travers des commissions spécifiques, afin de « fermer la porte » à toute forme de corruption, de profits personnels et de duperie. Nous ne devons tolérer, au nom de la « vérité », le reproche d’aucun censeur, ni les « interventions » de quiconque, quels que soient son poste ou son poids social, car la vérité « mérite » plus que tout d’être suivie. Assez de « laxisme » et de bonnes intentions naïves envers ceux qui ont le « talent » d’apparaître sous la texture d’une « peau de serpent », offrant des services « privés » à autrui pour en tirer des gains personnels, sans se rappeler qu’il y a une guerre contre une rébellion dans laquelle nous perdons des vies, des droits publics et d’autres tragédies flagrantes qui se déroulent sous nos yeux.
(3)
Quant à l’histoire d’« Al-Asjad » (L’Or) et ce que son décor dramatique a contenu — et loin de plonger dans les détails, les informations et « la manière ainsi que la valeur » de la mise en œuvre du projet de transformation numérique sur le terrain — le plus important reste, dans notre évaluation « personnelle » de l’incident et de sa forme globale, ce « rôle pionnier » des organes concernés par « le contrôle et le suivi » pour lever le voile sur « l’environnement » entourant l’entreprise, ainsi que les informations et les réalités qu’ils ont exposées à son sujet. C’est ce que l’on espère : que les organes compétents soient « éveillés » pour prouver qu’ils sont « dignes » de la responsabilité nationale et les plus méritants de la porter. Mieux encore, nous les voulons plus « vigilants et actifs », englobant toutes les institutions de l’État pour « amputer » toute « corruption et préjudice » qui pourraient filer entre les mains de ces institutions, avec la nécessité d’utiliser « le bâton de la loi » pour dissuader d’autres personnes qui portent le « germe de la corruption » et exploitent le climat de la guerre pour « gonfler » leurs intérêts privés par des méthodes d’une « cupidité vile »… Hommage à nos organes concernés qui ont « brisé » l’erreur et l’ont extirpée dès son berceau.
Nous écrirons, et nous écrirons encore.