
Le général d’armée Al-Atta… l’engagement pour une libération totale
Avant le crépuscule
Abdelmalek Al-Naeem Ahmed
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
La récente rencontre, il y a deux jours, du général d’armée Yasser Al-Atta, chef d’état-major des armées, avec les officiers, sous-officiers et soldats du Conseil du réveil sous le commandement du cheikh Moussa Hilal, n’était pas la première à confirmer les engagements de l’armée et son attachement total à la libération de l’ensemble du territoire national de l’emprise de la milice, des mercenaires et des sbires politiques des Émirats — ces soutiens de la rébellion qui continuent de parler des « deux parties au conflit », des « prisonniers des deux parties » et autres propos similaires dénués de tout sens patriotique, où s’efface toute conscience des souffrances, des tortures et des déplacements endurés par les citoyens durant les années de guerre et face aux crimes de la milice de la famille Dagalo.
Les engagements du chef d’état-major à libérer tout le territoire national après les grandes victoires récemment remportées dans les États du Kordofan ne seront pas de simples discours de rassemblement et de mobilisation ; il est clair qu’il s’agit d’un plan et d’une stratégie soigneusement préparés, qui seront exécutés avec plus de précision et selon un calendrier bien défini.
Nous disons cela parce que le général Yasser Al-Atta s’est toujours soucié de la cause de la libération, bien avant celle de Khartoum. Il figure parmi ceux qui ont ouvertement condamné l’État des Émirats ainsi que les Janjaweed infiltrés dans la fonction publique, contrairement à d’autres militaires et politiciens qui n’ont pas osé ou n’ont pas voulu s’exprimer franchement sur ces questions.
Lors de sa rencontre avec les officiers, sous-officiers et soldats du corps des blindés, le général Al-Atta a déclaré mot pour mot qu’une percée militaire allait se produire et qu’une grande victoire serait enregistrée sur le champ de bataille. Quelques jours plus tard seulement, les bonnes nouvelles sont tombées avec la libération de la majeure partie des zones du nord – Kordofan, de la route des exportations, de Jabrat Al-Sheikh, d’Um Sayala, de Bara et de plusieurs autres localités.
Cela a permis de couper la voie de ravitaillement qui alimentait la rébellion depuis les zones occupées de la région du Darfour tout en ouvrant la voie à l’armée pour progresser vers l’ouest afin de libérer la région du Darfour, conformément aux récents engagements.
La prise de contrôle par l’armée des dépôts d’armes et de matériel militaire à Jabrat Al-Sheikh, ainsi que leur dévolution complète aux combattants des forces armées et à leurs soutiens, a mis à nu l’aide extérieure dont les sources et les circuits d’approvisionnement sont désormais parfaitement identifiés. D’autre part, cela a privé la rébellion d’un équipement militaire et d’un armement qui auraient pu lui permettre d’emporter d’autres victoires sur le théâtre des opérations.
Cette victoire et ce coup de grâce portés à la rébellion par la saisie de cette quantité de véhicules et d’armes ont plongé les chefs rebelles dans l’état psychologique dont ils souffrent actuellement, les poussant à s’entre-déchirer, sans compter la fragmentation, la division et les redditions successives de ces commandants rebelles à l’armée, groupe après groupe.
Lors de sa réunion avec le groupe militaire du cheikh Moussa Hilal — qui combat désormais aux côtés des forces armées et sous leur commandement sur les différents fronts —, le général Al-Atta a exposé la stratégie qui a permis d’encercler Khartoum depuis six directions jusqu’à l’expulsion de la milice et des mercenaires et sa libération, ce qui a ouvert la voie à la libération de Medani, Sennar, Singa et de toute la région du Centre.
En contrepartie, les récentes victoires du Kordofan ont été obtenues grâce à une coordination militaire totale sur tous les axes de combat et à la coopération de l’ensemble des combattants, jusqu’au nettoyage complet des zones les plus dangereuses qui menaçaient de favoriser l’expansion de la milice et des mercenaires.
Selon moi, l’élément nouveau dans les déclarations du général Al-Atta et ses engagements, en sa qualité de chef d’état-major orientant la boussole vers l’objectif, est la fixation d’un calendrier pour la libération totale du pays et le nettoyage de la région du Darfour avant la fin de l’année en cours.
Bien entendu, la libération pourrait intervenir au cours des prochains mois. Ce message s’adresse directement à ceux qui réclament une trêve piégée ou à ceux qui comptent sur les Émirats, les États-Unis et Mossad Boulos pour obtenir ce qu’ils veulent aux dépens du peuple soudanais et des combattants sur le terrain, lesquels ont le premier et le dernier mot, comme n’a cessé de l’affirmer le président du Conseil de souveraineté et commandant en chef des forces armées, le général d’armée Abdel Fattah Al-Burhan, lors de toutes ses rencontres populaires et militaires, la dernière en date étant celle de vendredi dernier à la mosquée de Shambat.
Nous disons ainsi que les forces armées et les partenaires de la « bataille de la dignité » tranché la question et arrêté leur position face à la rébellion et à la milice aujourd’hui en déroute : le plafond de la bataille de la dignité est la libération totale du pays.
Ce n’est qu’ensuite que pourra être achevé le processus de dialogue politique sur la manière de gouverner le pays et sur qui gouvernera… dans un contexte de victoire et non de défaite, et dans des conditions où le peuple soudanais et ses forces politiques jouiront de la liberté de décision, à l’abri des dictats ou de la domination étrangère que recherchent et sur laquelle comptent les soutiens de la rébellion, depuis Gahat, Taqadum, Sumoud jusqu’à l’autorité virtuelle de fondation, qui perdent jour après jour du terrain et des partisans à la suite des victoires de l’armée et des engagements de son commandement militaire.