Les examens du certificat soudanais passés par les garçons des dirigeants de la milice provoquent de violentes manifestations à Nyala

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

La ville de Nyala a été le théâtre de massives manifestations de protestation organisées par des dizaines de citoyens et de parents d’élèves, pour dénoncer ce qu’ils ont qualifié de « désinformation et tromperie politique » exercées par le gouvernement de la milice à l’encontre de leurs enfants scolarisés, en les contraignant à passer des examens non homologués, au moment même où les dirigeants de la milice ont envoyé leurs propres enfants passer les examens officiels du Soudan. Environ 250 enfants de dirigeants de la milice ont ainsi composé pour les épreuves du certificat soudanais.
Des témoins oculaires ont confirmé que les manifestants sont descendus dans la rue lors de marches de colère pour condamner ce qui est appelé le « gouvernement de fondation » (la vitrine civile de la milice), indiquant que les autorités en place sur place ont poussé des centaines d’élèves à passer un examen du certificat local qui n’est reconnu ni officiellement ni internationalement, ce qui menace de ruiner leur avenir académique.
La colère populaire s’est intensifiée à la suite de la fuite d’informations documentées faisant état du transfert et de la sécurisation du passage des examens officiels — agréés par le ministère de l’Éducation nationale du gouvernement — pour les enfants des dirigeants de premier rang de la milice.
Les parents d’élèves ont considéré cet acte comme une preuve irréfutable de la reconnaissance par la milice de la légitimité des institutions de l’État soudanais et de leur compétence éducative, tout en exploitant et en trompant le reste des élèves de la région avec des examens fictifs. Selon des sources locales, les forces de la milice ont opposé une force excessive aux manifestants et ont utilisé des méthodes violentes pour disperser les rassemblements pacifiques dans les rues de la ville, sur fond de campagne de poursuites et de répression sécuritaire.