
Déclaration du Représentant permanent… pour quiconque prête l’oreille tout en étant témoin
Avant le crépuscule
Dr. Abdelmalek Al-Naeem Ahmed
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Il n’est pas de sujet plus important ces jours-ci, ni plus débattu, que ce qui se déroule lors des sessions de l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa quatre-vingt-onzième session, qui se tient actuellement au siège de l’Organisation des Nations Unies aux États-Unis d’Amérique. L’administration Trump y a injustement privé le Président Abdel Fattah al-Burhan de participer et d’inventer son discours préalablement inscrit à l’ordre du jour, sur la base de l’invitation officielle qu’il avait reçue du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres.
Ce dernier a lui aussi échoué à garantir la participation des membres de son Assemblée en raison de l’influence et de l’hégémonie du pays hôte, en dépit de l’Accord de Siège signé en 1947, lequel oblige l’État hôte à assurer la participation de tous les membres, à les protéger et même à leur fournir toutes les conditions de confort. Mais hélas pour un État qui prétend protéger le droit, le préserver, respecter les conventions et agir en conformité avec elles, à l’image de ce qu’a fait l’administration Trump à l’encontre d’un État souverain et d’un gouvernement légitime soutenu par son peuple avant même de rechercher un soutien ou un appui de l’extérieur.
Lorsque les États-Unis ont refusé d’accorder au Président du Conseil de souveraineté, Commandant en chef des Forces armées, le Général de corps d’armée Abdel Fattah al-Burhan, le visa d’entrée sur leur territoire pour participer à un forum international dont ils ont seulement l’honneur d’être l’hôte et non un visa d’entrée dans le cadre de relations bilatérales ou d’une visite touristique et de loisir, ils voulaient, en agissant ainsi, faire taire la voix du Soudan dans ce forum et en occultant sa présence.
Dans le même temps, ils entendaient donner l’opportunité et préparer le terrain aux violeurs de ses droits, aux violeurs de ses femmes libres et aux auteurs des plus abjectes crimes de guerre de l’histoire du monde parmi les mercenaires du Soutien rapide rebelle et ses soutiens financiers, matériels en armes, et logistiques à travers l’hébergement et la fourniture de sièges par l’État agresseur des Émirats, le Tchad et l’Éthiopie, afin qu’ils se pavanent dans les enceintes des Nations Unies, lancent toutes les accusations qu’ils souhaitent et condamnent médiatiquement le Soudan, son gouvernement et son peuple, sans même présenter les plus élémentaires documents d’accusation justifiant leur position.
Mais leur espoir a été déçu et leurs efforts se sont garés dans la vie présente, alors qu’ils croyaient bien agir et pensaient atteindre leurs objectifs par le chemin le plus court et au moindre coût. Mais comment cela leur serait-il possible tant que le Soudan dispose d’un Représentant permanent auprès des Nations Unies, l’Ambassadeur distingué et toujours présent Al-Harith Idriss ? Les représentants de ces États calomniateurs à l’encontre du Soudan le connaissaient avant même que les nombreuses sessions du Conseil de sécurité ne le connaissent, à travers ses déclarations audacieuses, puissantes et étayées par des documents et des preuves pour chaque mot qu’il a prononcé et chaque argument par lequel il a réfuté les allégations de ceux qui s’accrochent au manteau de la vérité alors qu’ils ne la connaissent pas.
Tout comme il y a le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, l’Ambassadeur Mohie eldin Salem, qui a prononcé le discours du Soudan, riche en informations et d’une haute transparence, réfutant chaque accusation portée contre le Soudan, expliquant au monde les tares de la communauté internationale dans sa manière de traiter ses membres, et mettant à nu les États-Unis qui prétendent réaliser la justice tout en prenant le droit international entre leurs mains et en violant l’Accord de Siège au vu et au su du monde entier, lequel reste silencieux à l’exception de communiqués timides et de condamnations qui ne changent rien, par ce comportement digne de la jungle, ils privent le chef d’un État membre et fondateur d’assister et de participer.
L’occasion du propos d’aujourd’hui est la présence remarquable, forte et influente du Soudan dans les travaux des Nations Unies lors de sa session actuelle, malgré l’éviction forcée et injuste du Président, cette présence remarquable s’est concrétisée par le discours de l’Ambassadeur Al-Harith Idriss, Représentant permanent du Soudan auprès des Nations Unies, en réponse aux discours des représentants des Émirats et du Tchad devant l’Assemblée générale. Leurs discours, qui contenaient une série d’accusations contre le Soudan en tant qu’État, ainsi que contre l’armée et le gouvernement, sans apporter la moindre preuve de leurs calomnies à l’encontre du Soudan. L’Ambassadeur Al-Harith a ainsi trouvé son opportunité dans ces failles, ce remplissage et la fragilité des informations qu’ils ont présentées, et a réfuté toutes leurs allégations et fait taire leurs langues ainsi que celles de ceux qui marchaient dans leur sillage.
Le discours de l’Ambassadeur Al-Harith était direct, accusant les Émirats, preuves et documents à l’appui, d’être le soutien et le financeur de la rébellion en argent, en armes et en mercenaires, et d’acheter les consciences des institutions régionales et internationales, ainsi que d’être un partenaire essentiel dans chaque crime commis par le Soutien rapide contre le peuple soudanais.
L’Ambassadeur Al-Harith a défié l’État des Émirats et le Tchad de présenter une seule preuve de leur prétention selon laquelle l’armée aurait utilisé des armes chimiques prohibées, s’appuyant sur les rapports du groupe d’experts des Nations Unies lui-même ainsi que sur plusieurs articles des conventions internationales qui définissent la forme et les modalités de telles accusations.
L’Ambassadeur Idriss a évoqué les détails des lignes de soutien émirati, tchadien et éthiopien à la rébellion sous toutes ses formes, documents à l’appui et non par des propos en l’air comme cela est venu de la bouche des représentants de l’État agresseur et violateur. Al-Harith a révélé la complicité de certains pays voisins africains qui fournissent toute l’aide alimentant les mercenaires de la famille Dagalo et sa milice.
L’incapacité des représentants de ces pays à répondre au Représentant permanent du Soudan auprès des Nations Unies, ainsi que leur incapacité à fournir des preuves et des démonstrations concernant les accusations qu’ils lancent, face aux pièces justificatives, documents, photos et vidéos dont l’Ambassadeur Al-Harith a appuyé ses déclarations, ont révélé au monde entier l’implication de l’État des Émirats qui n’a jamais connu la démocratie dans sa vie politique et demande pourtant au Soudan de la pratiquer, alors qu’il n’est pas sorti du pouvoir et du contrôle d’une seule famille sur la gestion des affaires publiques depuis sa naissance, tout en appelant à l’alternance du pouvoir et de la gouvernance au Soudan.
Ce sont là des paradoxes et des contradictions dont l’explication serait longue et que le représentant du Soudan a exposés dans tous ses propos. L’Ambassadeur n’a pas oublié non plus d’incriminer les Émirats pour le pillage des richesses du Soudan, notamment l’or et d’autres minerais, en coordination avec le Soutien rapide et ses dirigeants défunts… Le défi est désormais lancé à la communauté internationale, aux Nations Unies, aux pays de l’Union européenne et aux États-Unis eux-mêmes, pour réévaluer leurs performances et la mesure de leur engagement envers les lois qu’ils ont promulguées et avec lesquelles ils jugent les autres tout en s’en exemptant eux-mêmes.
Si les États-Unis avaient conscience que le fait de priver le Président du Conseil de souveraineté, le Général de corps d’armée Abdel Fattah al-Burhan, de participer aux travaux de l’Assemblée générale des Nations Unies ouvrirait contre eux et contre les Émirats qui s’efforcent grandement de les protéger, de les défendre et d’adopter leurs positions par l’intermédiaire de Mossad Boulos les portes de l’enfer de la manière dont le monde l’a vu, ils n’auraient pas entrepris cette démarche qui s’apparente au bas mot à un saut dans l’ombre aux conséquences et résultats non calculés, comme cela s’est produit sur le terrain. Et ce, lors des sessions des Nations Unies et des rencontres bilatérales menées par la délégation du Soudan en marge des réunions, au cours desquelles elle a révélé une grande partie des complots tramés contre le Soudan.