Minni Minnawi depuis les États-Unis fixe les conditions du gouvernement pour une trêve

 

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

 

Le gouverneur de la région du Darfour, Minni Arko Minnawi, a confirmé que l’accord du gouvernement soudanais sur toute trêve ou arrêt des combats est conditionné par trois nécessités fondamentales et non négociables : le retrait des combattants étrangers, l’évacuation totale des hommes armés hors des villes et le désarmement, afin de garantir le retour des civils à leur vie normale, réitérant le rejet catégorique par l’État de tout projet visant à fonder un État parallèle ou à diviser le Soudan.

Minnawi a expliqué, lors de son intervention pendant un événement organisé par l’Association des ressortissants du Darfour à New York, que sa participation aux travaux de l’Assemblée générale des Nations unies s’inscrivait au sein de la délégation du Soudan présidée par le général de corps d’armée Abdel Fattah al-Burhan.

Il a indiqué que des interférences politiques ont empêché le président du Conseil de souveraineté d’exprimer le discours du Soudan, ce qui a amené le ministre des Affaires étrangères à s’exprimer en son nom. Minnawi a souligné que la revendication principale des Soudanais se concentre actuellement sur la trêve, tout en s’interrogeant sur le sérieux de ces demandes au vu de la réalité sur le terrain, accusant la milice des Forces de soutien rapide de commettre de graves violations au Darfour, notamment l’incendie d’El Fasher et du camp de Zamzam, ainsi que le viol de civils, affirmant que la majeure partie de la région a été déplacée et qu’il n’y reste plus que deux millions d’habitants sur un total de 12 millions.

Dans un contexte connexe, le gouverneur de la région a lancé une attaque virulente contre le rôle des Émirats arabes unis dans la médiation au sein du quatuor, affirmant qu’Abou Dhabi ne peut pas être un médiateur neutre  à la lumière du maintien de son soutien logistique et militaire à une partie qui combat le peuple soudanais et détruit ses capacités, tout en soulignant que la fin de la guerre exige une volonté politique sérieuse traitant les racines de la crise et ouvrant la voie à un dialogue soudano-soudanais global sans aucune exclusion.