Même la lanière de la sandale de Kulaib a été utile, Mossad Boulos

Position

Dr. Hassan Mohammed Salih

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

Ce qu’a dit l’ambassadeur Al-Harith Idriss lors de la récente session du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Soudan ne s’est pas écarté de la culture et du patrimoine soudanais faits de bravoure, de fierté, de refus de l’injustice et de confrontation des ennemis.

Nous, notre ennemi, nous le piétinons et nous coupons son fil

Et nous, notre ennemi, nous le piétinons et nous en faisons sortir l’huile

Et comme l’a dit le poète au chef de la tribu des Ja’aliyin :

De Al-Basli à Al-Sablouqa

C’est le domaine de ton père, ô Abou Raswa

Affirme-y ton emprise

Celui qui vient à toi, accueille-le avec aisance et sérénité, et celui qui te traite en ennemi, creuse pour lui jusqu’à la roche trouée.

La lanière de la sandale ne diffère pas du paquet de Bachir, si ce n’est que l’ancien président a utilisé le langage corporel en écrasant ses ennemis et les ennemis du Soudan. S’il avait su ce jour-là qui se tenait derrière eux parmi les cheikhs des Émirats, il les aurait dispersés en frappant leurs successeurs, conformément à la parole du Très-Haut : (Si tu les attrapes à la guerre, disperse par eux ceux qui sont derrière eux. En vérité, Allah n’aime pas les traîtres).

Et je pense que l’auteur de la phrase « la lanière de la sandale de Kulaib » a voulu humilier davantage les ennemis de son peuple et les meurtriers de son fils, alors il leur a jeté le mince cordon de cuir au lieu de la sandale entière.

Le conseiller du président américain pour les affaires africaines, Mossad Boulos, qui est d’origine libanaise et de confession maronite, a déclaré il y a quelques jours qu’ils ne reconnaissaient pas la présidence d’Al-Burhan au Soudan et qu’Al-Burhan tout comme Hemedti manquaient de légitimité.

Cette déclaration a coléré le peuple soudanais, qui est sorti dans des manifestations dans toutes les villes du Soudan pour soutenir Monsieur le Président du Conseil de souveraineté. La plupart des manifestations sont sorties des mosquées et les protestataires ont demandé au Général d’armée Abdel Fattah Al-Burhan d’annoncer la mobilisation générale pour libérer le Soudan des rebelles et des mercenaires, et ils ont exprimé leur refus d’égaliser entre l’armée nationale et la milice rebelle.

Les États-Unis d’Amérique utilisent les agents issus de nos propres rangs parmi le groupe de « Gahat, Samoud » pour détruire l’armée soudanaise et anéantir ce qu’il reste de la stabilité du pays. Peut-être que Mossad Boulos, conseiller du président Trump et son beau-père, a retenu la leçon à travers sa dernière déclaration où il a dit :

« C’était un plaisir pour moi hier d’assister au déjeuner offert par Son Excellence le Président Abdel Fattah Al-Sissi dans la nouvelle ville d’El-Alamein en Égypte, en compagnie du Général d’armée Abdel Fattah Al-Burhan, président du Conseil de souveraineté de transition soudanais, en marge de la réunion de coordination de l’Union africaine.

Nous réaffirmons la position constante des États-Unis en faveur du peuple soudanais, ainsi que leur soutien au maintien de l’unité du Soudan, de sa souveraineté et de son intégrité territoriale.

Nous réaffirmons la poursuite des efforts des États-Unis, aux côtés de nos partenaires égyptiens et de nos autres partenaires et alliés régionaux et internationaux, pour œuvrer en faveur d’une solution politique à la crise, contribuer à mettre fin à la guerre et soulager les souffrances humaines du peuple soudanais, conformément à ce qu’a demandé le président Trump.

Ces efforts visent à permettre au Soudan de recouvrir sa sécurité et sa stabilité, de s’engager dans la reconstruction et le développement, et de passer, à travers un dialogue national global dirigé par les Soudanais, vers un gouvernement civil.

Les États-Unis expriment leur disposition à soutenir tous les efforts visant un dialogue global entre les forces politiques soudanaises, aboutissant à l’élaboration d’une feuille de route initiale pour l’avenir du Soudan.

Nous encourageons les Soudanais à adopter une approche globale et à s’engager efficacement avec les parties régionales et internationales concernées afin de coordonner les points de vue et d’unifier les efforts vers une voie paisible et fructueuse pour mettre fin à la guerre au Soudan. » (Fin des déclarations de Boulos).

Ce qu’a déclaré Mossad Boulos au Caire hier est une déclaration de presse qui fait suite à ce qu’il avait dit après le refus des États-Unis d’Amérique d’accorder au président Abdel Fattah Al-Burhan un visa d’entrée aux États-Unis d’Amérique pour s’adresser à l’Assemblée générale des Nations unies au siège de l’Assemblée générale à New York.

Les déclarations de Boulos concernant la légitimité de Monsieur le Président du Conseil de souveraineté et la réaction du peuple soudanais rejetant la politique américaine envers le Soudan, une politique qui soutient l’État des Émirats arabes unis, lequel soutient la milice rebelle de la famille Dagalo qui tue le peuple soudanais, viole les femmes et pille les biens.

En conséquence, ces déclarations sont une affaire qui concerne l’envoyé américain et ne doivent pas être interprétées comme une feuille de route ou une politique américaine envers le Soudan.

Le peuple soudanais, principal concerné et véritable maître de sa destinée, veut l’arrêt de la guerre et veut un gouvernement civil démocratique, mais après la libération de l’ensemble du territoire national, l’élimination de la milice de la rébellion et des mercenaires, et une période de transition dirigée et garantie par l’armée soudanaise, suivie de l’organisation d’élections parlementaires et présidentielles dans lesquelles le peuple soudanais exercera son droit constitutionnel.

Quant au dialogue national, il bat son plein actuellement, et les États-Unis d’Amérique doivent contraindre leurs agents au sein de sumoud à rejoindre le dialogue et à répondre à l’invitation du président du Conseil de souveraineté à participer au dialogue soudano-soudanais.

Ô gens de « Thamoud » et non « Samoud », que comptez-vous faire maintenant que les États-Unis ont renouvelé leur reconnaissance de la présidence d’Al-Burhan et de son gouvernement, et ont confirmé l’unité du Soudan et l’intégrité de son territoire, comme cela est venu dans les dernières déclarations de Mossad Boulos ?