Proposition de loi américaine pour un partenariat entre Khartoum et Washington

 

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

 

Le membre du Congrès américain Jim Baird a présenté une nouvelle proposition de loi intitulée « Loi sur l’investissement dans les minerais, le partenariat, l’agriculture et le commerce au Soudan », visant à ouvrir la voie à un partenariat économique entre les États-Unis et le Soudan dans les secteurs de l’agriculture et de l’exploitation minière, en contrepartie de progrès concrets dans la protection des civils, la stabilité politique et la gestion responsable des ressources naturelles.

Selon les informations divulguées, le projet de loi prévoit la possibilité de fournir des équipements, des technologies et de l’expertise américains dans les domaines de l’agriculture et des mines, en échange de l’exploitation des ressources naturelles soudanaises, à condition que ce partenariat soit lié à l’évaluation par le secrétaire d’État américain des progrès réalisés par le Soudan sur ces dossiers spécifiques.

Baird a déclaré que la guerre au Soudan a causé des pertes humaines et entravé l’avenir du pays, estimant que les opportunités économiques peuvent aider les Soudanais à bâtir un État plus paisible et prospère, tout en soulignant que la protection des civils doit demeurer une priorité.

Il a indiqué que les ressources minérales soudanaises pourraient contribuer à diversifier les sources de matériaux utilisés dans les technologies et les produits dont dépendent les Américains, notamment les téléphones et les automobiles, tout en offrant des opportunités économiques aux Soudanais.

Il a précisé que les volets de coopération proposés pourraient inclure le matériel agricole, les technologies d’agriculture de précision, l’irrigation et la transformation des produits agricoles, ainsi que les technologies minières et la prospection géologique, en plus d’une assistance pour renforcer la sécurité dans les mines et la restauration environnementale.

Si la proposition de loi suit son cours, la protection des civils, la stabilité politique et la gestion responsable des richesses naturelles constitueront les critères permettant de développer l’étendue de la coopération économique proposée entre Khartoum et Washington.