Feuille de route soudano-saoudienne pour relancer le secteur de l’énergie et réhabiliter les installations pétrolières

 

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

 

Le ministre soudanais de l’Énergie et du Pétrole, Al-Moatasem Ibrahim, a révélé des démarches urgentes visant à renforcer la coopération avec le Royaume d’Arabie saoudite afin de réhabiliter le secteur de l’énergie au Soudan. Il a confirmé que Khartoum a formé des groupes de travail conjoints avec la partie saoudienne pour traduire les ententes bilatérales en projets concrets destinés à remédier aux dommages causés par la guerre aux infrastructures énergétiques, à restaurer les capacités de raffinage et à sécuriser les approvisionnements en carburant et en électricité.

Ibrahim a ajouté que la coopération avec l’Arabie saoudite repose sur quatre axes comprenant la fourniture d’approvisionnements pétroliers stables pour le marché local, le développement des blocs pétroliers dans la mer Rouge, et l’étude de faisabilité de la construction d’une nouvelle raffinerie à Port-Soudan afin de renvoyer les capacités de raffinage, contribuant ainsi à soulager le fardeau des citoyens et à garantir l’acheminement de l’énergie vers les projets économiques et agricoles.

Le ministre a expliqué que les discussions ont englobé les plus grandes entreprises saoudiennes et les organismes de régulation afin d’échanger les expertises techniques dans les domaines de l’électricité et de l’énergie. Il a souligné que la réhabilitation de la raffinerie d’Al-Jaili constitue une priorité absolue, compte tenu de son rôle antérieur couvrant plus de 60 % des besoins du pays en dérivés pétroliers, tout en confirmant la poursuite de la coordination avec les partenaires internationaux et régionaux pour accélérer les réformes.

Il a indiqué que le Soudan adopte un plan d’ingénierie intégré pour la reconstruction des centrales thermiques et hydroélectriques ainsi que des installations d’énergie solaire, et que le ministère a commencé la mise en œuvre de la première phase parallèlement à la recherche d’investissements étrangers. Il a ajouté que des équipes techniques révisent les conceptions modernes des raffineries pour en garantir l’efficacité et la durabilité.

Ibrahim a affirmé l’ouverture du Soudan aux investissements saoudiens, turcs et russes dans l’exploration et la prospection, en mettant l’accent sur la création d’un environnement attractif pour l’investissement dans le secteur du raffinage dans la ville de Port-Soudan, et sur la diversification des sources d’énergie de manière à renforcer la sécurité nationale et à réduire la dépendance vis-à-vis des importations.

Il a ajouté que le ministère a progressé dans la fourniture d’énergie aux secteurs vitaux, notamment le projet agricole d’Al-Gezira, soulignant que la restauration complète de la capacité de production du réseau électrique nécessitera un effort continu au cours des prochaines années, et que tirer profit de l’expérience saoudienne contribuera à élever l’efficacité du réseau national.

Le ministre a précisé que les perturbations de la navigation dans les voies maritimes internationales ont directement affecté les coûts d’importation du carburant, affirmant que le ministère s’emploie à sécuriser les besoins fondamentaux malgré les défis économiques et logistiques mondiaux, tout en élaborant des plans alternatifs pour éviter toute pénurie de dérivés pétroliers.

Il a conclu en soulignant que le secteur de l’énergie représente le moteur principal de la reprise économique et que l’État poursuit la réalisation de ses projets en dépit des obstacles, tandis que les groupes de travail conjoints poursuivront leurs réunions afin de déterminer les étapes d’exécution de chaque projet.