À l’occasion de l’anniversaire de l’indépendance… Des dates inoubliables dans la mémoire du palais présidentiel

Khartoum – Al-Tayeb Abbas
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

Il y a 70 ans, M. Ismail Al-Azhari, président du premier gouvernement soudanais après l’indépendance, a hissé le drapeau de l’indépendance au-dessus du palais présidentiel, en compagnie de M. Abd al-Rahman al-Mahdi et M. Ali al-Mirghani, marquant le début d’une nouvelle ère, qui a coûté la vie à des milliers de Soudanais au fil des ans.
Après 70 ans d’indépendance du Soudan, les descendants d’Al-Mirghani et d’Abd al-Rahman ont joint leurs mains à ceux qui ont pris pour cible la destruction de l’État de 1956, dans une contradiction qui ne se produit qu’au Soudan.
La commémoration de l’indépendance du Soudan cette année coïncide avec le retour du palais présidentiel à ses propriétaires, après deux ans de destruction et de dévastation par les mercenaires émiratis.
La bataille de libération du palais n’a pas changé depuis 1956, mais ce qui a changé, c’est que les descendants d’Al-Mirghani et d’Abd al-Rahman, qui étaient dans le camp national, ont joint leurs mains pour détruire ce qui reste du palais et de l’État, qui a été construit sur les épaules de leurs ancêtres.
La deuxième indépendance :
De nombreux observateurs considèrent que ce qui s’est passé en mars dernier, lorsque l’armée soudanaise a pris d’assaut la capitale Khartoum, est une deuxième indépendance, et l’ennemi cette fois n’était pas d’outre-mer, mais des fils de la nation qui ont été tentés par l’argent pour poignarder le pays et son armée dans le dos.
Mais l’armée soudanaise et le peuple soudanais se sont levés et ont libéré la capitale Khartoum dans la plus grande épopée de ce genre, qui a été largement définie comme la deuxième indépendance du Soudan.
La 70e commémoration de l’indépendance du Soudan coïncide avec le fait que l’armée soudanaise continue de se battre pour préserver la dignité de la nation et protéger son territoire, et a réussi hier à récupérer 4 villes d’un coup, à savoir Kazqil, Al-Riyash, Al-Hammadi et Al-Debibat dans le Nord et le Sud Kordofan, dans un tableau qui reflète la détermination de l’armée à libérer chaque pouce de la terre du Soudan souillée par la milice criminelle.
Des jours dans la mémoire du palais présidentiel :
La mémoire du palais présidentiel conserve des dates exceptionnelles, dont la première est le 26 janvier 1885, lorsque les soldats de Mahdi ont pris d’assaut le palais et ont coupé la tête de Gordon sur ses marches, dans un jour mémorable de l’histoire des Soudanais, où ils ont réussi à chasser les britanniques et à former le premier gouvernement national central.
La deuxième date est le 1er janvier 1956, lorsqu’Al-Azhari et Mohamed Ahmed Mahjoub ont hissé le drapeau au-dessus du palais, marquant la réception du pays après 57 ans d’occupation britannique.
La mémoire du palais présidentiel ne pourra pas oublier la date du 21 mars 2024, lorsque le président du Conseil de souveraineté, le général Abdel Fattah Al-Burhan, est arrivé dans les salles du palais, annonçant la libération de la capitale Khartoum de la souillure des milices après deux ans de chaos et de destruction perpétrés par la milice de Hemidti soutenue par Abu Dhabi.
Le palais présidentiel célèbre aujourd’hui l’anniversaire de l’indépendance, libre pour la première fois depuis deux ans, fier comme l’âme des Soudanais, malgré la destruction qui l’a frappé, mais la nation qui a engendré Al-Azhari et Mahjoub a engendré le général Nasr al-Din, qui a pris d’assaut le palais présidentiel avec ses soldats et est resté fier à Khartoum, comme un roc, et courageux comme un lion.
Après 70 ans, les Soudanais ressentent encore la même fierté et la même dignité que les ancêtres de la première génération ont ressenties lorsqu’ils ont écrit avec leur sang le prix de la libération, d’Abd al-Qadir Wad Habuba dernier soldat qui est tombé martyr dans la bataille de libération du palais, et les Soudanais ont toujours chanté avec Abd al-Wahid Abdallah et Mohamed Wardi :
“Aujourd’hui, nous hissons le drapeau de notre indépendance
Et l’histoire écrit la naissance de notre peuple
Oh mes frères, chantez pour nous aujourd’hui
Nous hissons le drapeau de notre indépendance
Oh Nil, oh terre verte
Oh champ de la générosité
Oh berceau de mes ancêtres et Oh trésor abondant”