
Faisons de notre slogan “Le Soudan est une patrie, une responsabilité pour tous”
Ahmed Abdelaziz Mahmoud
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
À nos frères et sœurs, nos enfants et petits-enfants,
Paix, miséricorde et bénédictions de Dieu.
Les patries sont un droit sacré pour chaque homme libre, un devoir à accomplir.
Au début de la nouvelle année 2026, à l’occasion de l’anniversaire de notre glorieuse indépendance, des fêtes de Noël et des jours difficiles que traverse le pays, marqués par la guerre, le déplacement, la crise politique et économique, et la polarisation aiguë entre les différentes forces politiques,
Nous lançons un appel à toutes les composantes du Soudan, militaires, civils et mouvements armés, pour que nous placions l’intérêt du pays au-dessus de nos intérêts personnels, et que nous mettions le Soudan au centre de nos préoccupations.
Nous voulons revenir à ce que nous étions, Soudanais, avec notre devise d’unité nationale, de solidarité, de générosité, de bravoure et de générosité.
Nous nous entraidions et nous soutenions mutuellement.
Nous étions connus à l’intérieur et à l’extérieur du Soudan, auprès de nos frères arabes et africains, et même dans les contrées lointaines d’Asie, d’Europe et des Amériques, pour notre sincérité, notre honnêteté et notre solidarité.
Nous protégions les voisins et leurs enfants.
Le voisinage était doux et beau, nous aidions les voisins et nous nous nourrissions mutuellement.
Nous partagions le sel, le pain et les repas avec les voisins.
Nous espérons qu’après la fin de la guerre, la paix, l’amour, la concorde, la sagesse et la générosité reviendront.
Nous devons nous débarrasser de la haine, de l’égoïsme, de l’amour de soi, des fanfaronnades, des accusations et des discours haineux.
Nous devons travailler ensemble, avec flexibilité, sagesse et amour, pour résoudre nos problèmes et nos différends par le dialogue, la consultation et l’accord, loin des fanfaronnades, des accusations et des insultes.
Nous devons craindre Dieu dans nos actions et nos paroles, et dire la vérité qui nous unit et nous éloigne des rumeurs nuisibles qui nous divisent.
J’appelle les jeunes, garçons et filles, et les responsables à être des citoyens soudanais vertueux, justes et exemplaires, des partis et des acteurs pour le bien du pays et de ses citoyens, et non des partis les uns contre les autres.
Nous ne devons pas chercher à nous renforcer à l’extérieur contre le pays et les uns contre les autres…
L’État doit mettre en place des programmes d’éducation patriotique pour que la jeunesse grandisse avec l’amour du pays et le service de la société, et pour qu’elle distingue le patriotisme de la trahison.
L’amour de la patrie nous unit tous.
Oui à l’unité, oui à la paix, oui au dialogue, oui à la consultation, oui à la justice, oui à l’égalité.
Non à la violence, non à la haine, non à l’égoïsme, non à la corruption, non à la destruction.
Après la guerre et la paix, unissons-nous et tenons-nous debout, main dans la main, pour construire le nouveau Soudan, pour un avenir radieux et un pays sûr pour tous.
La sagesse est requise, et l’autorité de l’État est nécessaire.
Unissons-nous maintenant pour sortir de cette guerre et entrer dans la paix et l’amour, loin de la violence, de la destruction, de la discorde et du meurtre.
Nous demandons, ô Dieu, de protéger le Soudan et son peuple de tout mal et de tout malheur, de les éloigner des épreuves apparentes et cachées, et de dissiper la détresse de notre pays par ta puissance, ô Puissant, ô Généreux que tout le monde sache que le Soudan est construit par ses fils et ses filles, et non par d’autres.
En conclusion, je vous adresse mes salutations et mon respect, et que la nouvelle année soit une année de Soudan nouveau, dominée par l’amour et la concorde, une année de bien, de bénédiction, de force, de paix, de sécurité, de prospérité et d’élévation pour le Soudan et son peuple.