(Amna) raconte aux (échos soudanais) son histoire de déplacement… de El Fasher à Tawila

Préparation – Zalal Al-Hussein
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

Aux abords des camps de déplacés, où les histoires se croisent et la mémoire s’accumule de douleur, (échos soudanais) a écouté la voix d’une femme venue de la souffrance à la confusion dans le camp de Tawila, nous avons rencontré la dame (Amna), grand-mère déplacée de la ville de El Fasher, portant sur ses épaules le fardeau d’un voyage difficile, et dans sa petite main, son petit-fils orphelin s’accroche, le dernier reste de sa famille.
Amna raconte de l’intérieur d’un centre d’hébergement, où les histoires commencent souvent par le silence… une histoire de sortie qui n’était pas… Amna s’est assise devant nous avec le calme d’une femme épuisée par le voyage, et sur ses genoux, sonn petit-fils, tout ce qui lui reste de sa famille déchirée par la guerre dans la ville d’El Fasher.
Amna raconte que le moment de quitter El Fasher n’était pas une décision, mais un sauvetage… après avoir perdu les parents de son petit-fils, elle l’a pris et partie, laissant derrière elle une maison, des souvenirs et une vie entière.
Elle a parcouru des centaines de kilomètres, se déplaçant entre des villages, des routes et des véhicules surpeuplés de déplacés, et parfois à pied, dans un voyage qui a duré de longs jours, avec la peur comme un compagnon constant.
Amna est finalement arrivée au camp de Tawila, où elle s’est installée temporairement… là-bas, elle essaie de s’adapter à la réalité du déplacement, au milieu de la pénurie de ressources et de la dureté des conditions, mais elle dit que l’arrivée dans un endroit moins dangereux était en soi un sauvetage pour la vie de son petit-fils.
Avec une voix rauque, elle raconte : j’avais peur de dormir, peur de me réveiller et de ne pas trouver l’enfant à côté de moi… son petit enfant lui demande toujours à propos d’El Fasher, de la maison, et du moment du retour, et elle lui répond avec une promesse qu’elle tient toujours : nous reviendrons un jour.
Malgré tout ce qu’elle a perdu, Amna espère toujours retourner dans sa ville, dans sa maison, et dans une vie sans peur… son histoire, qu’elle raconte aux (échos soudanais), résume la souffrance de milliers de femmes déplacées, et confirme que le déplacement n’est pas juste un transfert géographique, mais une douleur humaine longue qui ne guérit que par la paix.