
ONU : 3,5 millions de Soudanais sont retournés chez eux
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), affiliée aux Nations Unies, a révélé lundi que le nombre de personnes retournant chez elles a augmenté pour atteindre plus de 3,5 millions de personnes, en provenance de l’intérieur et de l’extérieur du Soudan, réparties dans 9 États sur 18.
Le mouvement de retour depuis les sites de déplacement et les pays de refuge a commencé après que l’armée a repris les États de Sinnar, d’Al-Gazira et de Khartoum, entraînant une baisse de 21 % du nombre de déplacés par rapport au chiffre le plus élevé enregistré en janvier 2025, qui s’élevait alors à 11,5 millions de déplacés.
L’OIM a déclaré dans un communiqué que « 2, 915,306 individus sont retournés chez eux après un déplacement interne, tandis que 585,176 personnes sont revenues de l’extérieur du Soudan ». Elle a précisé que ces personnes sont retournées dans 2,575 sites situés dans 65 localités au sein de 9 États, où 97 % d’entre elles se sont installées dans leurs zones d’origine, tandis que les autres sont retournées dans des sites à proximité.
Le rapport mentionne que l’État de Khartoum a connu le mouvement de retour le plus important, avec 1,363,071 individus revenus sur un total de 3 ,770, 161 personnes ayant fui leur domicile depuis le début du conflit il y a 33 mois. Depuis la libération de l’État de Khartoum des mains de la milice, le gouvernement a commencé à rétablir les services d’électricité, d’eau, de santé et d’éducation, parallèlement à des tentatives de reconstruction des infrastructures détruites pendant la guerre.
Le rapport indique également une baisse du nombre de déplacés à 9, 139,309 individus résidant dans 11 356 sites à travers l’ensemble des 185 localités du pays, les États du Darfour accueillant 62 % du total des déplacés.
Il a été précisé que le nombre de déplacés a reculé dans 9 États, les taux de baisse les plus élevés ayant été observés au nord – Darfour et au sud – Kordofan, en raison du déplacement des populations vers les États voisins ou du retour chez elles.
Enfin, 58 % des déplacés résident dans des zones urbaines et le reste en zone rurale, où les familles d’accueil hébergent près de 40 % d’entre eux. Par ailleurs, 27 % résident dans des sites de regroupement incluant des établissements informels et des espaces ouverts, tandis que 19 % se sont installés dans des camps, et le reste dans des écoles, des bâtiments publics et des logements loués