
Le Soudan réclame des poursuites contre (Hemedti) et l’élargissement des sanctions pour inclure les Émirats
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le ministre de la Santé du gouvernement de la région du Darfour, Babiker Hamdeen, a qualifié les récentes sanctions édictées par le Conseil de sécurité des Nations Unies à l’encontre de dirigeants de la milice des Forces de Soutien Rapide de « pas positif sur la voie de la reddition de comptes internationale », tout en soulignant qu’elles demeurent « insuffisantes » pour dissuader une milice pratiquant des violations systématiques et des crimes de génocide.
Hamdeen a précisé à l’agence (SUNA) que les sanctions, qui comprennent le gel des avoirs et l’interdiction de voyager pour Abdelrahim Dagalo et d’autres, ne sont pas à la mesure de l’ampleur des crimes commis par la milice, affirmant que celle-ci adopte « la violence excessive, le pillage et le nettoyage ethnique » comme moyens pour assujettir le peuple soudanais au Darfour, à Khartoum, à Al-gazira et au Kordofan.
Le ministre a révélé que la milice gère un réseau de prisons et de centres de détention secrets et publics au Darfour et au Kordofan, où des milliers de civils sont détenus dans des conditions manquant aux normes humanitaires les plus élémentaires, signalant que les détenus sont soumis à la torture ainsi qu’à une privation délibérée de nourriture et de médicaments, avec des cas de décès enregistrés quotidiennement, ce qui constitue une violation flagrante du droit international humanitaire.
Il a mis en garde contre la poursuite du flux d’armes et de drones, ainsi que contre le recours de la milice à des mercenaires de plusieurs pays, considérant cela comme une menace directe pour la paix et la sécurité régionales et internationales. Il a appelé à classer la milice des Forces de Soutien Rapide comme organisation terroriste, à poursuivre ses dirigeants, en tête desquels Mohamed Hamdan Dagalo « Hemedti », par des mandats judiciaires internationaux, et à élargir les sanctions pour atteindre les entités de financement et les soutiens régionaux, citant nommément « l’autorité d’Abou Dhabi ».