À Genève… Le ministre de la Justice affirme l’engagement du Soudan en faveur de la reddition de comptes et de la protection des civils

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

Le ministre de la Justice, Abdallah Mohamed Darf, a accusé des parties étrangères de fournir un soutien militaire et logistique ayant contribué à prolonger la guerre au Soudan, lors de son allocution devant le segment de haut niveau de la 61ème session du Conseil des droits de l’homme à Genève. Le ministre a déclaré que la guerre qui se poursuit depuis 2023 a causé des dommages étendus aux infrastructures et aux institutions de l’État, et a entraîné de graves violations à l’encontre des civils, notamment des meurtres, des viols, des pillages et des actes de terreur, considérant que ces pratiques constituent une violation du droit international humanitaire et du droit des droits de l’homme.
Le ministre de la Justice a passé en revue la feuille de route présentée par le gouvernement en mars 2025, qui comprend la formation d’un gouvernement civil dirigé par Kamil Idriss, le lancement d’une initiative de paix visant à instaurer un cessez-le-feu sous supervision onusienne et régionale, la sécurisation du retour des déplacés et des réfugiés, ainsi que le désarmement, aboutissant à des élections libres. Il a également réaffirmé l’ouverture du Soudan à la coopération avec les mécanismes internationaux, soulignant que le gouvernement a récemment reçu le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Turk, ainsi qu’un certain nombre d’experts onusiens.