
Le feu dévore trois enfants soudanais d’une même fratrie dans un camp de réfugiés au Tchad
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Trois enfants d’une même famille soudanaise ont trouvé la mort, et d’autres ont été gravement blessés, suite à un incendie massif qui a ravagé le camp de réfugiés soudanais de « Mégé », dans l’est du Tchad.
Des sources sur le terrain rapportent que le feu s’est déclaré jeudi dernier dans des abris construits en « paille » et en matières plastiques hautement inflammables. Sous l’effet de vents violents, l’incendie s’est transformé en une boule de feu incontrôlable, se propageant aux habitations voisines et les détruisant entièrement, laissant derrière elle des pertes matérielles considérables et un état de panique parmi ceux qui ont fui les affres de la guerre.
Cet incident met de nouveau en lumière le « triangle de la mort » auquel font face les réfugiés dans l’est du Tchad : la précarité des logements, le manque de services et la récurrence des incendies. Alors que des milliers de familles dépendent de matériaux de construction rudimentaires comme la paille et le plastique, ces camps sont devenus des « bombes à retardement » menaçant la vie de leurs habitants à la moindre étincelle.
Cette catastrophe survient au milieu d’avertissements de la part d’organisations de défense des droits de l’homme concernant la détérioration des conditions sanitaires et alimentaires dans la région, où les camps manquent des moindres éléments de protection civile et de moyens de lutte contre les incendies. Cela fait de la perte de vies humaines un scénario répétitif, en l’absence d’une intervention internationale suffisante pour garantir des refuges sûrs et dignes d’une utilisation humaine.