
Le conseiller d’Al-Burhan discute à Washington de l’arrêt de l’armement des FSR par les Émirats
Traduction: Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
J’ai eu l’honneur aujourd’hui, dans la capitale américaine Washington, de tenir deux réunions fructueuses : la première avec le membre du Congrès Rich McCormick, et la seconde avec l’équipe de travail du sénateur Ted Cruz. Nous avons eu une discussion franche et approfondie sur la réalité de ce qui se passe aujourd’hui au Soudan.
La discussion a porté sur un ensemble de questions fondamentales :
Premièrement : L’arrêt de l’agression extérieure La discussion a souligné que la clé pour mettre fin à la guerre au Soudan commence par l’arrêt de toutes les formes d’ingérence étrangère. Nous avons passé en revue le prix humain exorbitant payé par le peuple soudanais à cause de cette guerre, ainsi que la nécessité urgente de démanteler les réseaux d’approvisionnement et d’armement extérieurs, au premier rang desquels ceux alimentés par l’État des Émirats arabes unis, qui fournit des armes à la milice des Forces de Soutien Rapide (FSR) et plonge toute la région dans le chaos et l’instabilité.
Deuxièmement : La logique de l’État face au chaos de la milice Nous avons insisté lors des deux réunions sur le fait qu’il est inacceptable, voire illogique, de mettre sur un pied d’égalité une armée nationale qui défend son peuple et cherche à protéger l’État de droit, et les actions d’une milice fasciste qui viole les vies et l’honneur, pratique une terreur systématique et utilise les violations des droits de l’homme comme une arme pour asservir les communautés et humilier les populations.
Troisièmement : Le ciblage du tissu social et de l’identité nationale Nous nous sommes longuement arrêtés sur les souffrances causées par l’occupation de Khartoum par la milice, et nous avons abordé les violations flagrantes subies par nos frères chrétiens et leurs églises aux mains de la milice. Dans ce contexte, la visite du général Abdel Fattah al-Burhan à l’église de la Vierge Marie à Khartoum lors de la glorieuse fête de Pâques a été citée comme un message éloquent et un témoignage vivant de la différence fondamentale entre la logique de l’État qui protège ses citoyens et celle de la milice fasciste qui s’en prend à leurs âmes et à leur honneur.
Nous avons également discuté sérieusement de la nécessité de contrer les campagnes systématiques de falsification et de tromperie promues par la machine médiatique travaillant pour le compte de la milice et des Émirats, visant à ternir l’image du gouvernement soudanais et à dépeindre le conflit comme une guerre idéologique. La vérité incontestable est que ce que les Soudanais mènent aujourd’hui n’est pas une guerre idéologique, mais une guerre existentielle dans laquelle ils défendent leur dignité, leurs moyens de subsistance, leurs vies et la souveraineté de leur pays face au fascisme et aux ambitions étrangères flagrantes.
J’ai appelé les responsables américains, de manière claire et sans équivoque, à fonder leur politique envers le Soudan sur les faits et la réalité, et non sur le sable mouvant des récits fabriqués. Je les ai invités à se rendre au Soudan pour constater la réalité de leurs propres yeux, au lieu de se laisser guider par des rapports déformés rédigés dans les coulisses de la machine médiatique de la milice et des détenteurs d’agendas.
Si les guerres ne se décident pas uniquement sur les champs de bataille, personne au monde n’a le droit de demander aux Soudanais de brader leur patrie ou de se rendre face à l’agression des Émirats et à la barbarie de la milice. Le peuple soudanais a résisté, il restera résilient et continuera à défendre l’indépendance et la fierté de notre pays.