Le « Conseil des Ministres » interdit l’importation de plus de 40 produits de « luxe »

 

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

Le Conseil des ministres de transition a rendu le décret n° (174) de l’année 2026, portant interdiction d’importer un certain nombre de produits somptuaires et non essentiels, dans une démarche visant à limiter la détérioration du taux de change et à soutenir la stabilité de l’économie nationale.

Selon le décret, d’après Akhbar Al-Sudan, cette interdiction intervient sur la base des recommandations de la commission chargée d’élaborer des propositions pour freiner la dépréciation de la monnaie nationale, des directives du Haut Comité Économique, ainsi que d’un rapport présenté par le ministère de l’Industrie et du Commerce à ce sujet.

Le décret comprend l’interdiction d’importer plus de 40 produits, parmi lesquels : le lait prêt à la consommation – à l’exception du lait en poudre et du lait pour nourrissons – certains produits agroalimentaires, les biscuits, les confiseries, les confitures, les eaux minérales et gazeuses, les jus prêts à l’emploi, la céramique et le marbre, les textiles, l’ameublement, les fruits et légumes, le sel de table, les nouilles instantanées (Indomie), les peintures, les savons de lessive et de toilette, les produits cosmétiques, ainsi que d’autres biens considérés comme luxueux ou non prioritaires.

Le décret a enjoint aux ministères des Affaires du Conseil des ministres, de l’Industrie et du Commerce, des Finances, à la Direction Générale des Douanes, ainsi qu’aux autorités compétentes, de prendre les mesures nécessaires pour l’exécution immédiate de cette décision.

Ce décret s’inscrit dans le cadre d’un ensemble de mesures économiques visant à rationaliser l’utilisation des devises étrangères et à réduire la pression sur les importations, à la lumière des défis économiques croissants que traverse le pays.