
La coalition de Hamdok se recycle à travers un nouveau document pour sauver son avenir politique
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- « Qahat »… « Taqaddoum »… « Soumoud »
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Dans une nouvelle tentative de recycler ses enseignes politiques et de quérir une acceptation perdue auprès de la rue soudanaise — après la large vague de rejet populaire qui l’a poursuivie —, des forces politiques civiles et des mouvements armés gravitant autour de la coalition d’Abdallah Hamdok ont lancé une nouvelle ombrelle baptisée coalition « Soumoud » (Résistance) et le Mouvement de libération du Soudan dirigé par Abdel Wahid Mohamed Nour. Cette démarche s’est faite à travers ce qu’ils ont nommé la « Déclaration de principes soudanaise » et une feuille de route pour mettre fin à la guerre, lors de réunions tenues dans la capitale kényane, Nairobi.
Les forces réunies ont prétendu, dans leur communiqué final, que le processus politique qu’elles recherchent via cette bannière renouvelée n’est pas une simple réconciliation entre les parties belligérantes, mais plutôt un processus profond visant à traiter les racines des crises soudanaises. Les observateurs estiment que ces slogans vagues servent de couverture politique pour tenter de contourner l’isolement interne dans lequel vit la coalition, en y intégrant des mouvements armés et de nouveaux visages afin d’atténuer l’intensité du rejet populaire.
Le communiqué final portait un ton manifeste de captation de la sympathie de la rue en se focalisant sur les questions d’identité et de souveraineté, soulignant que l’unité du Soudan, dans son territoire et son peuple, est « une constante immuable qui ne peut faire l’objet de compromis », justifiant ses récentes démarches par la gravité du risque de partition, de fragmentation et de démantèlement de l’État.
Dans le contexte de ses efforts pour s’attirer la sympathie des forces révolutionnaires et se disculper, la coalition a décoché ses flèches contre le Parti du Congrès National et le Mouvement islamique, le tenant pour responsables du déclenchement du conflit actuel, exigeant qu’ils ne soient pas récompensés dans tout processus politique à venir et qu’ils soient traduits en justice pour garantir l’absence d’impunité.
La déclaration a exposé une vision redondante des résultats d’un processus politique ficelé à l’étranger, prétendant qu’il déboucherait sur un accord de paix final et global, une constitution transitoire, ainsi que sur la fondation d’un système de sécurité et militaire unifié dans lequel se fondraient toutes les milices et les armées.
La coalition n’a pas caché, à travers les lignes de son communiqué, sa dépendance totale vis-à-vis du soutien extérieur, appelant explicitement à une consultation organisée avec les mécanismes de médiation internationaux et régionaux pour concevoir les étapes du processus politique. Elle a également réclamé l’unification des tribunes extérieures en une seule plateforme basée sur la feuille de route du Quatuor, ce qui renforce les critiques formulées à son encontre quant à l’aliénation de sa décision aux axes étrangers au lieu de s’appuyer sur une véritable base nationale à l’intérieur.