
Aucun salut pour les dirigeants ou leurs familles… Un projet de loi américain ébranle la milice des Forces de soutien rapide
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Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
La commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis a approuvé un nouveau projet de loi visant à renforcer l’engagement américain au Soudan, en imposant des sanctions supplémentaires aux acteurs de la guerre et en soutenant le déploiement d’une force internationale ou multinationale pour protéger les civils et sécuriser l’aide humanitaire.
La majorité des membres de la commission a voté en faveur du projet, intitulé « Loi sur l’engagement américain pour la paix au Soudan » (Sudanese Peace U.S. Engagement Act). Ce texte stipule l’utilisation de l’influence des États-Unis au sein des Nations Unies pour aider à déployer et à soutenir une force relevant de l’ONU, de l’Union africaine ou une force multinationale, afin d’opérer à l’intérieur du Soudan.
Le projet comprend des clauses appelant à l’autonomisation des femmes et des jeunes soudanais, ainsi qu’à la préparation de rapports périodiques concernant l’accès sans restriction de l’aide humanitaire américaine, parallèlement à la présentation d’un rapport sur les armes américaines qui auraient été utilisées dans le conflit soudanais.
De même, le projet de loi oblige le secrétaire d’État américain, en consultation avec le secrétaire au Trésor et le procureur général, à œuvrer pour imposer des sanctions aux dirigeants des Forces de soutien rapide qui portent la responsabilité de décisions stratégiques ayant contribué à la commission de violations flagrantes, y compris le génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.
Selon le texte du projet, le champ d’application des sanctions s’étend pour inclure les membres adultes des familles des dirigeants des deux camps, à moins qu’ils n’aient condamné publiquement les activités passibles de sanctions et pris des mesures concrètes pour s’y opposer.
Le projet a souligné la nécessité de maintenir la classification des Forces de soutien rapide parmi les entités soumises aux sanctions américaines, et a également appelé les Nations Unies à élargir l’embargo sur les armes, actuellement imposé à la région du Darfour, pour l’étendre à l’ensemble du territoire soudanais.
Le texte du projet énonce que « les contributions obligatoires dues aux Nations Unies devraient être utilisées pour financer une force relevant de l’Union africaine pour la protection des civils, pour soutenir la surveillance du cessez-le-feu ou pour sécuriser les opérations humanitaires au Soudan, si une telle force venait à être mandatée ».
Le projet de loi appelle en outre à l’augmentation des financements alloués aux cellules d’urgence et aux autres organismes locaux qui fournissent de l’aide humanitaire aux populations touchées par la guerre. Cependant, le projet doit encore être adopté par les deux chambres du Congrès américain avant de devenir une loi exécutoire. Tout au long du déroulement de la guerre actuelle au Soudan, les États-Unis d’Amérique ont imposé une série de sanctions à des individus et des entités soudanaises ainsi qu’à d’autres, non soudanaises, liées à la guerre soudanaise.
Washington participe également aux travaux du Quatuor international pour le Soudan, qui s’efforce de parvenir à une trêve humanitaire ouvrant la voie à un cessez-le-feu permanent et balisant le terrain pour un processus politique menant à une période de transition sous-direction civile dans le pays.