
Après le limogeage d’Al-Ghali… Qui est le nouveau venu au Conseil de souveraineté ?
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Rapport – Al-Tayeb Abbas :
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le président du Conseil de souveraineté, le général Abdel Fattah Al-Burhan, a émis hier une décision limogeant le général Mohamed Al-Ghali de son poste de secrétaire général du Conseil de souveraineté, après 7 ans passés à ce poste, et a nommé à sa place le général de corps d’armée Ahmed Saleh Abboud.
Cette décision s’inscrit dans le cadre de changements de routine pour ce poste administratif important au sein du Conseil de souveraineté, mais les observateurs n’excluent pas que le limogeage du général Al-Ghali soit intervenu dans le cadre du démantèlement des centres d’influence au sein de l’État.
Ils s’attendent à ce que ce changement s’étende pour faire tomber de grandes têtes, d’autant plus que la politique officielle de l’État soudanais a pour coutume d’opérer des changements fondamentaux dans la cabine de commandement à chaque crise économique, comme l’ont fait Jaafar Nimeiry, Al-Bashir et d’autres.
En raison de sa fonction administrative, le général Al-Ghali était éloigné des médias, et les médias ne lui retiennent aucune position, à l’exception d’une seule fois en 2021, sous le gouvernement d’Abdallah Hamdok, lorsqu’il avait scandé lors d’une activité publique : « Chaque Koz (islamiste) sera piétiné » (Koul Kouz Nadousso Dous).
En dehors de cela, Al-Ghali se tenait loin des projecteurs, accomplissant sa mission administrative qui n’est pas nécessairement soumise aux critères de réussite ou d’échec.
Le général Al-Ghali est apparu partiellement après la libération de Khartoum, où il a pris la présidence du comité de reconstruction du Palais républicain suite aux destructions causées par la guerre, il n’est plus apparu dans les médias, et l’on ignore ce que le comité a accompli concernant la reconstruction du palais, ou si le comité lui-même s’est arrêté ou continue d’exercer ses activités.
Les observateurs estiment que le général Mohamed Al-Ghali a joué un rôle administratif central dans la conduite des affaires de l’État et la gestion des affaires du Palais républicain, puisqu’il était chargé de superviser les missions du secrétariat général du Conseil et de coordonner entre les différents appareils gouvernementaux et les institutions diplomatiques.
Un nouveau venu :
Le général de corps d’armée Ahmed Saleh Abboud l’a remplacé, arrivant comme un nouveau venu au Conseil de souveraineté au poste de secrétaire général, une mission qui ne lui est pas étrangère puisqu’il rejoint le Conseil en provenance du ministère de la Défense où il occupait le poste de secrétaire général, une fonction similaire à sa fonction actuelle.
Les informations concernant le général Abboud sont extrêmement rares. Sa biographie succincte indique qu’il est originaire de Port-Soudan et qu’il est un grand sportif qui a précédemment occupé le poste de président du club Al-Thaghr de Port-Soudan.
Sur le plan politique, l’homme est apparu pour la première fois au milieu de l’année 2019, lorsqu’il a été chargé par le Conseil militaire, qui a gouverné après le renversement d’Al-Bashir, des fonctions de gouverneur de l’État de Sinnar, poste qu’il a occupé jusqu’en septembre de la même année. Il a ensuite été déchargé de cette mission et nommé la même année commandant du corps des blindés.
Le général Saleh est apparu à l’époque avec le grade de général de division dans des déclarations directes à la chaîne Blue Nile suite au démantèlement de la cellule de sécurité au sud de Khartoum en 2021, s’exprimant sur les circonstances de l’opération de sécurité depuis sa position de commandant du corps des blindés.
Il est resté à ce poste jusqu’au déclenchement de la guerre, période à laquelle il a été déchargé des blindés pour être nommé, en novembre 2024, secrétaire général du ministère de la Défense. Il a conservé ce poste et le grade de général de division jusqu’en avril dernier, lorsqu’il a été promu au grade de général de corps d’armée tout en étant maintenu dans ses fonctions de secrétaire général du ministère de la Défense, avant d’être nommé hier secrétaire général du Conseil de souveraineté.
C’est une mission qui ressemble à sa mission précédente, car le secrétaire général du Conseil de souveraineté est considéré comme le premier directeur exécutif et administratif du Conseil, chargé de la gestion de la structure administrative, financière et du secrétariat général, ainsi que de la coordination des travaux du président et des membres du Conseil. Le cœur de ses missions consiste à gérer les affaires exécutives, superviser la préparation, la documentation et le suivi de l’exécution des décisions, décrets et ordres républicains émis par le président du Conseil de souveraineté, diriger le secrétariat général du Conseil, gérer les affaires financières et administratives, superviser les fonctionnaires et employés du Palais républicain et des institutions affiliées au Conseil, en plus de la gestion des installations présidentielles.
Ce sont des tâches qui s’apparentent jusqu’à l’identité même à ses missions au ministère de la Défense, ce qui signifie, selon les observateurs, que le général Ahmed Saleh Abboud arrive au Conseil de souveraineté fort d’une grande expérience militaire, administrative et politique qui le qualifiera pour jouer un rôle plus important dans les jours à venir.