
Le ministère soudanais des Affaires étrangères met en garde l’Union européenne : il n’y a pas d’égalité entre l’armée et les milices rebelles
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Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le ministère soudanais des Affaires étrangères a averti l’Union européenne de la gravité de sa récente décision d’imposer des sanctions à un certain nombre de personnes et d’institutions soudanaises, en la qualifiant d’«injuste et partiale», soulignant que la décision assimile les forces armées, institution nationale légitime, à des milices rebelles hors de la loi.
Dans un communiqué officiel, le ministère a déclaré que la décision du Conseil de l’UE manque de professionnalisme et d’équité et ignore les spécificités et la complexité de la situation interne du Soudan. Il a également regretté le moment choisi pour prendre cette décision, qui intervient à un moment où les relations entre le Soudan et l’UE étaient marquées par une ouverture positive et un engagement diplomatique constructif.
Le ministère des Affaires étrangères a également souligné que de telles mesures unilatérales pourront compromettre les possibilités de consolider les accords antérieurs et ouvrir la voie à des complications politiques et sécuritaires sur le terrain. Il a appelé l’Union européenne à adopter une approche plus équilibrée, fondée sur la compréhension et le dialogue, plutôt que de prendre des décisions qui « assimilent les institutions étatiques à des entités rebelles menaçant l’unité et la sécurité du pays ».
Bouclier du Soudan rejette les sanctions contre son dirigeant
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Les Forces du Bouclier soudanais ont rejeté les sanctions imposées à leur commandant, Abu Aqla Kaikal, affirmant qu’elles « ont été imposées sans aucune preuve juridique et étaient fondées sur des informations médiatiques trompeuses ». Le porte-parole des forces, Youssef Hasab Al-Daim, a déclaré que la décision vise un dirigeant national œuvrant pour la protection des civils et la lutte contre la rébellion.
Notant que les forces s’acquittent de leurs tâches sur la base d’obligations constitutionnelles et de chartes de légitimité internationale, la déclaration a critiqué le mépris de l’Union européenne pour les conditions sécuritaires et politiques complexes au Soudan, affirmant que les sanctions violent le principe de proportionnalité et ne prenaient pas en compte les moyens juridiques nationaux et internationaux.
Il est important de dire que les sanctions comprennent plusieurs personnes et autorités, dont Kaikal, le commandant des forces de soutien rapide Hussein Barsham, et les deux autorités Gulf Bank et la société Red Rock des mines.