L’Union africaine et l’Égypte échangent leurs points de vue

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

 

Lors d’une réunion en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, et le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel Aty, ont convenu de l’importance d’intensifier les efforts de mobilisation de fonds pour le déploiement de la nouvelle mission de l’Union africaine en Somalie.

Le ministre Abdel Aty a affirmé le soutien indéfectible de l’Égypte à la Somalie, pays frère, dans ses efforts pour parvenir à la stabilité, lutter contre le terrorisme et préserver son intégrité territoriale.
La réunion a porté sur les moyens de renforcer la coopération entre l’Égypte et la Commission de l’Union africaine et a permis un échange de vues sur les questions continentales d’intérêt commun.
L’Union africaine et l’Égypte ont échangé leurs points de vue sur l’évolution générale de la situation politique et sécuritaire au Soudan, en prenant en considération la situation générale en Libye, au Soudan du Sud et dans les pays de la Corne de l’Afrique, notamment en Somalie.
Abdel-Ati a souligné l’importance de formuler des visions africaines et d’élaborer des approches globales pour renforcer la capacité à réaliser des progrès tangibles dans le processus d’intégration continentale.
Il a réitéré l’engagement de l’Égypte à déployer des efforts significatifs pour relever les défis interdépendants et complexes auxquels le continent est confronté, notamment dans les domaines du maintien de la paix, de la consolidation de la paix et du développement durable.
Il a salué le rôle de la Commission de l’Union africaine dans la contribution à la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique, en particulier dans la période actuelle de troubles, de crises et de menaces transfrontalières croissantes, notamment par le renforcement continu du rôle du Centre de l’Union africaine pour la reconstruction et le développement post-conflit.
La réunion a également abordé plusieurs questions liées à l’Union africaine, notamment le renforcement de la gouvernance et la réforme institutionnelle.
Concernant la sécurité hydrique, le ministre égyptien des Affaires étrangères a souligné l’importance d’une coopération conforme au droit international afin de servir les intérêts de tous les pays du bassin du Nil.
Il a affirmé le rejet par l’Egypte des mesures unilatérales en violation du droit international dans le bassin du Nil, et que l’Egypte prendra toutes les mesures nécessaires conformément au droit international pour protéger sa sécurité hydrique, considérant la question de l’eau du Nil comme une question existentielle pour l’Egypte.