
Premier ministre : Le silence international concernant le siège d’El Fasher est un crime majeur
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Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Dans une interview conjointe accordée à l’Agence soudanaise de presse, à la radio et à la télévision soudanaises, Dr. Kamil Idris a souligné les efforts du gouvernement pour faire pression sur la communauté internationale afin qu’elle agisse et mette fin au siège de la ville.
Le premier ministre de transition Kamil Idriss a qualifié de « crime majeur » le silence de la communauté internationale face au siège imposé à El Fasher. Il a souligné que l’histoire retiendra ce silence.
Il a en plus mentionné que les souffrances des civils d’El Fasher – femmes, enfants et personnes âgées – qui meurent à chaque instant sous le siège sont totalement inacceptables et doivent être considérées comme inacceptables par la communauté internationale.
Dr. Kamil a affirmé sa confiance à la capacité d’El Fasher à résister aux attaques des milices et à la levée du siège dans les prochains jours, révélant que son gouvernement était en contact avec le premier ministre colombien pour mettre fin à la participation des mercenaires colombiens aux combats aux côtés des milices à El Fasher.
Il a expliqué que cette initiative avait été accueillie favorablement par le premier ministre et le ministre des Affaires étrangères colombiens, en soulignant que le gouvernement a adopté une approche directe auprès du peuple colombien, par l’intermédiaire de l’opinion publique, plutôt que de recourir aux voies diplomatiques traditionnelles, qui n’aboutissent parfois à aucun résultat positif.
Soulignant que ce discours vise à briser le mur du silence international en s’adressant directement aux pays concernés, à leurs peuples et à leurs nations.
Dans le même cadre le premier ministre Kamil Idris a affirmé que la victoire dans la guerre de procuration imposée au Soudan appartiendra aux forces armées soudanaises et au peuple soudanais.
Dr. Kamil a annoncé un dialogue avec les pays voisins, soulignant que ces pays doivent respecter la souveraineté et le prestige de l’État, et a affirmé la poursuite de leur dialogue avec eux.
Il a aussi ajouté : « Cependant, ils doivent comprendre que la victoire dans cette guerre de procuration appartiendra aux forces armées soudanaises et au peuple soudanais. »
Le premier ministre Kamil Idris a affirmé que la paix est en route, mais conformément aux souhaits du peuple soudanais, il a déclaré que la paix devait être sur la forme et le fond, et qu’il ne devait y avoir aucun compromis ni concession sur les questions majeures.
Dans son discours, Dr. Kamil a souligné que le conseil des ministres travaille en parfaite harmonie avec le conseil de souveraineté pour reconstruire non seulement la capitale, mais l’ensemble de l’État soudanais.
Il a annoncé la prochaine fin des opérations militaires, soulignant que le gouvernement ne souhaite ni guerres ni conflits armés, mais recherche plutôt la stabilité et un chemin vers le progrès.
Il a expliqué que les priorités du gouvernement sont la paix, les services (électricité, eau, assainissement et soins de santé), ainsi que la sécurité et les moyens de subsistance des citoyens. Il a confirmé que le gouvernement retournera à la capitale au plus tard en novembre prochain.
Le premier ministre a déclaré que le gouvernement accueille favorablement la paix, que toutes les portes sont désormais ouvertes, que les forces armées et les forces de soutien ont remporté des victoires notoires et que les principes du dialogue ont été clairement énoncés et connus des publics nationaux et internationaux, conformément aux aspirations de la nation soudanaise et préservant sa dignité. Il a souligné qu’aucune paix imposée au Soudan ne sera acceptée.
Il a déclaré que le pays est désormais en position de force et peut apporter la touche finale à condition que chacun accepte ce qu’il considère comme la principale voie vers la paix. L’instauration de la paix n’est pas une simple formalité, et la paix est en passe de devenir le fondement du développement et de la renaissance du Soudan.