Fuite des détails du plan émirati-éthiopien-kényan pour frapper l’armée à El Kurmuk et sauver « Al Dagalo »

 

  • Détails du plan secret le plus dangereux de 3 pays africains et arabe pour mener une attaque contre l’armée

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

 

Des informations de renseignement divulguées ont révélé la tenue d’une réunion secrète de haut niveau dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, regroupant des responsables de la sécurité et des diplomates des Émirats arabes unis, d’Éthiopie et du Kenya, aux côtés de dirigeants affiliés à la milice rebelle des Forces de soutien rapide (FSR). Selon les sources, la réunion visait à élaborer une stratégie urgente pour rouvrir le front oriental au Soudan et injecter des approvisionnements militaires et humains afin de soutenir la milice après les récentes pertes sur le terrain qu’elle a subies. 
Les rapports indiquent que la réunion s’est tenue dans un hôtel d’Addis-Abeba et a été le théâtre d’une coordination directe entre différentes parties régionales. Y ont participé l’ancien ambassadeur émirati au Soudan, Hamad Al-Junaibi, le diplomate Mohammed Ali Al-Shamsi, et Hamad Abdallah, de nationalité soudanaise et lié aux services de sécurité émiratis. Ont également participé le directeur du service de renseignement éthiopien, Getachew, et le directeur adjoint du service de sécurité éthiopien, Sisay Tola, en plus de trois hauts responsables du service de renseignement kényan dont les identités n’ont pas été révélées.
Taha Osman Al-Hussein a participé en tant que coordinateur de la réunion, ainsi qu’un individu nommé Mohammed Abdallah, responsable des transferts financiers et se présentant comme conseiller du commandant de la milice. Cette action est intervenue à la suite de l’avancée sur le terrain des forces armées soudanaises et de leur contrôle stratégique de la ville d’El Kurmuk.
Selon les informations divulguées, les participants ont discuté de la réorganisation et de la redistribution de la milice, ainsi que de l’accélération de la livraison du soutien logistique et militaire. Le plan prévoit de faciliter le flux de mercenaires en provenance du Soudan du Sud, par voies terrestre et aérienne, vers la région éthiopienne d’Assosa, pour ensuite les projeter à l’intérieur du Soudan.
Selon les sources, la partie éthiopienne a accepté d’accorder des autorisations d’atterrissage ouvertes aux avions de transport à l’aéroport d’Assosa, tout en imposant des mesures de sécurité strictes pour empêcher toute fuite d’informations concernant les cargaisons militaires. Les participants ont également convenu d’une progression de la milice via trois axes pour reprendre la ville d’El Kurmuk.
Dans un développement notable, le service de renseignement éthiopien a accepté de soutenir la milice avec trois drones stratégiques pour assurer la couverture aérienne de l’attaque, à condition que leur utilisation soit limitée à la zone frontalière de l’État du Nil Bleu.
De plus, la mission de supervision et de logistique a été confiée à Taha Osman Al-Hussein pour coordonner le flux des cargaisons d’armes et de soutien à travers les ports et aéroports africains, et les transporter vers le Soudan via le Soudan du Sud, le Tchad et l’Éthiopie. Ces fuites pointent vers une escalade des accusations concernant les interventions extérieures dans le conflit soudanais.