
Conseiller d’Al-Burhan : L’accusation de la possession d’armes chimiques par l’armée n’est qu’un « ragot »
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le Soudan a tranché, samedi, en démentant catégoriquement les informations rapportées par des journaux américains sur la possession par l’armée soudanaise d’un programme organisé de production et de stockage d’armes chimiques et sur leur utilisation au cours de la guerre qui fait rage dans le pays depuis avril 2023, qualifiant ces allégations de « rumeurs revêtues des habits de renseignements ».
Dans une publication sur la plateforme « X », le conseiller pour les affaires politiques et les relations extérieures du président du Conseil de souveraineté, Amjad Farid El-Tayeb, a déclaré que les prétentions concernant l’utilisation d’armes chimiques au Soudan ne sont que des ragots (Gawala) revêtus des habits de renseignements, se moquant des preuves sur lesquelles ces rapports se seraient appuyés, en disant : « Leur preuve prétendue ? Des scorpions morts ! ».
El-Tayeb a appelé la communauté internationale à traiter la guerre soudanaise « avec la gravité qu’elle mérite », exigeant dans le même temps d’agir pour mettre fin à ce qu’il a décrit comme « l’implication des Émirats arabes unis » dans la guerre, les accusant d’avoir contribué à attiser le conflit et à en augmenter l’intensité.
Les deux journaux américains New York Times et Washington Post ont prétendu avoir obtenu des documents évoquant un prétendu programme d’armes chimiques au Soudan. Dans son commentaire sur le rapport, le conseiller d’Al-Burhan a critiqué ce qu’il a qualifié de « déformation de la vérité et altération de la réalité », soulignant que le correspondant du journal à Tel-Aviv avait participé à la rédaction du rapport du New York Times.
Le New York Times a affirmé qu’un service de renseignement du Moyen-Orient avait partagé avec lui un dossier secret de preuves contenant des informations sur un programme militaire soudanais qui aurait été développé en six mois au cours de l’année 2024 pour produire et stocker des armes chimiques.
Le journal a rapporté que des photos, des séquences vidéo, des documents et des communications interceptées indiquent, selon ses termes, l’existence d’une « unité militaire soudanaise secrète » suspectée d’avoir produit des munitions à base de chlore destinées à être utilisées contre la milice.
Les États-Unis avaient imposé en mai 2025 des sanctions contre le Soudan, affirmant disposer d’informations indiquant l’utilisation d’armes chimiques par l’armée soudanaise durant le conflit.