
Dans un discours enregistré qui a secoué le Conférence d’Abu Dhabi, Le Soudan accuse les Émirats de financer la guerre et refuse qu’ils accueillent l’événement de l’ONU
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Par le biais d’un message vidéo enregistré, la procureure générale de la République du Soudan, Intisar Ahmed Abdel Aal, s’est adressée aux travaux de la quinzième Conférence des Nations Unies sur la prévention du crime et la justice pénale, qui se tient dans la ville d’Abu Dhabi aux Émirats arabes unis.
Elle a exposé la position du Soudan face aux violations contre l’humanité que subit le pays, ainsi que les efforts nationaux déployés pour lutter contre la criminalité et promouvoir la justice pénale. Elle a expliqué que le Soudan a été soumis à des attaques menées par une milice armée, affirmant le maintien de la position du gouvernement soudanais selon laquelle les Émirats arabes unis ont apporté un soutien direct à cette milice, ce qui a contribué à prolonger la guerre et les violations du droit international et du droit international humanitaire qui l’ont accompagnée.
Elle a réitéré le refus du Soudan de voir cet événement international hébergé par les Émirats, soulignant que cette position repose sur des considérations juridiques, de principes et morales, liées à la nécessité d’aligner l’accueil des rassemblements internationaux sur leurs objectifs et leurs principes, en particulier la protection de l’État de droit, le respect des règles du droit international, du droit international humanitaire et de la Charte des Nations Unies.
Elle a souligné que le Soudan ne pose pas la question comme un différend politique, mais plutôt comme une cause directement liée aux principes de la justice pénale internationale et à la responsabilité de la communauté internationale dans le renforcement du respect de la loi et l’obligation de rendre des comptes pour les auteurs de crimes et de violations.
D’autre part, la procureure générale a passé en revue le rôle des organismes d’application de la loi et de la justice pénale dans la lutte contre la criminalité et le crime organisé, malgré les circonstances exceptionnelles et les défis découlant de la guerre.
Elle a indiqué que le Parquet général a continué à développer ses structures spécialisées pour faire face aux crimes complexes et émergents, à travers la création et l’activation de parquets spécialisés dans la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme, la traite des êtres humains, le trafic de migrants, le crime organisé, la cybercriminalité et d’autres infractions, renforçant ainsi l’efficacité du système de justice pénale. Elle a affirmé l’attachement du Soudan à la coopération internationale dans le domaine de la prévention du crime et de la justice pénale, à la promotion de l’État de droit et à la lutte contre la criminalité organisée transnationale, de manière à servir la sécurité et la stabilité des peuples et à préserver les droits des victimes.