Sommet sécuritaire d’El-Alamein : Un sommet d’urgence réunit les présidents du Soudan, d’Égypte, d’Érythrée et de Somalie

 

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

 

La ville égyptienne d’El-Alamein accueille demain, dimanche, un sommet quadripartite réunissant le président du Conseil de souveraineté soudanais, le général Abdel Fattah al-Burhan, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le président érythréen Isaias Afwerki et le président somalien Hassan Sheikh Mohamoud, afin d’examiner les évolutions régionales ainsi que les questions de sécurité, de stabilité et de partenariat dans la région.

Ce sommet s’inscrit dans le cadre des consultations périodiques entre les dirigeants des pays de la région concernant les dossiers liés à la mer Rouge, au golfe d’Aden, à la Corne de l’Afrique et au bassin du Nil, parallèlement à la coordination conjointe face aux défis sécuritaires et politiques croissants.

Le président érythréen Isaias Afwerki est arrivé au Caire à l’invitation du président égyptien pour participer au sommet, où il est prévu qu’il s’entretienne avec le président Al-Sissi des moyens de renforcer les relations bilatérales et de développer les perspectives de coopération entre les deux pays.

Ce sommet est précédé d’intenses démarches diplomatiques menées au Caire au cours des derniers jours, incluant des discussions entre le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel Aty, et le conseiller du président américain pour les affaires arabes et africaines, Mossad Boulos, ayant porté sur plusieurs dossiers régionaux, au premier rang desquels la crise soudanaise et la situation dans la région de la Corne de l’Afrique.

Au cours de ces consultations, Le Caire a affirmé l’importance de préserver l’unité du Soudan, sa souveraineté et son intégrité territoriale, et de soutenir les efforts visant à mettre fin au conflit par le dialogue et la négociation, tout en insistant sur les questions de sécurité hydrique et en rejetant les mesures unilatérales sur le fleuve Nil.

Les discussions ont également abordé l’évolution de la situation en Somalie et dans la Corne de l’Afrique, sur fond d’affirmations quant à la nécessité de soutenir les institutions de l’État national et de préserver la sécurité et la stabilité de la région.