Nouvelle documentation faisant état de 32 cas de viol à El Fasher au cours de la semaine

 

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

Le Réseau des médecins soudanais a déclaré dimanche avoir recensé environ 32 cas confirmés de viols de jeunes filles à El Fasher, capitale de l’État du nord –  Darfour, au cours de la semaine qui a suivi la prise de contrôle de la ville par les Forces de soutien rapide.

Trente-deux cas confirmés de viol ont été recensés en l’espace d’une semaine, concernant des jeunes filles d’El Fasher qui avaient rejoint la région de Tawila, précisant  que certains de ces incidents se sont produits à El Fasher même, après la prise de la ville par les milices, tandis que d’autres agressions ont eu lieu alors que les victimes tentaient de fuir vers Tawila.

Le réseau a condamné ce qu’il a qualifié de viols systématiques perpétrés par des miliciens contre des femmes à El Fasher et parmi celles fuyant la guerre, affirmant que ces violations constituent des atteintes flagrantes au droit international humanitaire et s’apparentent à des crimes de guerre et à des crimes contre l’humanité. Le réseau a tenu les milices pleinement responsables de ces crimes et a exigé une enquête internationale urgente et indépendante.

Il est important d’assurer une protection immédiate aux victimes et aux témoins, et de garantir un accès complet et sans restriction aux organisations médicales et humanitaires afin qu’elles puissent leur prodiguer des soins, un soutien psychologique et une assistance juridique. Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, au moins 25 femmes été victimes de viols collectifs dans un centre d’accueil pour personnes déplacées situé près de l’université El Fasher.

Des miliciens ont pris pour cible des femmes, les menaçant d’armes à feu et les agressant sexuellement, forçant des centaines de familles à fuir sous les balles. Adam Rijal, porte-parole de la Coordination pour les réfugiés et les personnes déplacées du Darfour, avait précédemment déclaré que son organisation avait recensé au moins 150 cas de violences sexuelles depuis la chute de la ville jusqu’au début du mois de novembre.

Notant  que certains de ces crimes s’étaient produits à l’intérieur d’El Fasher, et d’autres sur les routes menant à la ville de Tawila.