Attaque armée contre des réfugiés soudanais en Éthiopie

 

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina

L’Observatoire “MASHAD” pour les Droits de l’Homme condamne dans les termes les plus fermes l’attaque armée ayant ciblé des réfugiés soudanais dans le camp d’« Aftit », situé dans la région d’Amhara en République Fédérale Démocratique d’Éthiopie, hier soir. Cette agression constitue la sixième du genre, marquant une escalade dangereuse qui reflète une détérioration alarmante du niveau de protection sécuritaire à l’intérieur des camps.

Cette attaque a fait plus de 20 blessés parmi les réfugiés, lesquels ont été transférés vers des hôpitaux pour y recevoir des soins, dans un contexte humanitaire d’une extrême fragilité et une absence manifeste de mesures de protection et de sécurité. Cette situation expose la vie de milliers de réfugiés, y compris des femmes et des enfants, à un danger direct et permanent.

L’Observatoire MASHAD affirme que ces attaques représentent une violation flagrante du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme, et révèlent des lacunes graves dans le système de protection. Il tient les autorités compétentes de la région d’Amhara pour pleinement responsables de la récurrence de ces agressions et de leurs conséquences.

De plus, l’Observatoire exige l’ouverture d’une enquête urgente, indépendante et transparente afin d’élucider les circonstances de ces crimes, d’en identifier les responsables et de garantir qu’ils soient traduits en justice, sans qu’aucune impunité ne leur soit accordée sous quelque circonstance que ce soit.

L’Observatoire MASHAD appelle la communauté internationale, avec à sa tête l’Organisation des Nations Unies et ses agences spécialisées, à agir de manière immédiate et urgente pour sécuriser les camps de réfugiés soudanais en Éthiopie, renforcer les mesures de protection sécuritaire et fournir le soutien humanitaire nécessaire de façon urgente et durable, afin de garantir la réduction des risques pesant sur la vie des civils.

L’Observatoire souligne que la protection des réfugiés est une obligation légale, morale et humaine qui ne tolère aucun retard, et que la poursuite du silence international face à ces violations constitue un danger supplémentaire qui aggrave la souffrance des victimes.