
Déclarations controversées d’un conseiller de Trump concernant le Soudan : une trêve et une réalité différente sur le terrain ?
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le conseiller principal du président américain pour les affaires africaines et du moyen orient, Mussad Boulos, a affirmé que le conflit au Soudan ne pouvait être résolu par la force et que le président Donald Trump privilégie les solutions pacifiques.
Il a ajouté que la situation humanitaire dans le pays représente « la plus grande catastrophe jamais connue » et figure parmi les priorités les plus urgentes de l’administration américaine.
Dans une interview accordée à Al Jazeera, Boulos a expliqué que la première étape devra être de déclarer une trêve humanitaire de trois mois afin de permettre à l’aide d’atteindre tous les territoires soudanais, en particulier El Fasher et d’autres villes, soulignant la nécessité d’instaurer un cessez-le-feu immédiatement.
Le responsable américain a indiqué que la solution politique devra être interne au Soudan, avec le soutien de Washington et de ses partenaires du comité Quatuor (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Égypte), en plus d’une coordination continue avec le Qatar, la Turquie, le Royaume-Uni et d’autres pays concernés par les affaires soudanaises.
Il a affirmé que le quatuor avait établi une feuille de route claire le 12 septembre, appelant à une transition vers un nouveau gouvernement soudanais affranchi des divisions militaires actuelles.
Concernant les sanctions, Boulos s’est félicité des récentes sanctions européennes contre les Forces de soutien rapide, soulignant que les États-Unis ont pris des mesures similaires depuis le début du conflit, il y a plus de deux ans, et plus récemment en août dernier.
Il a conclu en appelant les deux parties au conflit à agir avec sagesse, à accepter la trêve humanitaire et à la mettre en œuvre immédiatement, soulignant la nécessité d’entamer sans délai la phase de transition, parallèlement au cessez-le-feu, et laissant entendre que tout manquement à cette obligation pourra entraîner la poursuite de la crise sans solution.