Al-Burhan: le fait que les Émirats arabes unis fassent partie du quatuor n’exonère personne de sa responsabilité

Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le président du Conseil de souveraineté et commandant en chef des forces armées, le lieutenant-général Abdel Fattah al-Burhan, a déclaré que le Soudan ne considère pas le comité quatuor comme étant exonéré de toute responsabilité si les Émirats arabes unis en font partie, soulignant son soutien aux rebelles contre l’État soudanais.

Cette déclaration a été faite lors de sa rencontre avec les supérieurs officiers des forces armées ayant le grade de major général et plus, en présence de membres du conseil de souveraineté, le lieutenant-général Yasser Al-Atta et le lieutenant-général ingénieur Ibrahim Jaber, le chef d’état-major et de ses adjoints, des adjoints du directeur des forces de police et du service général de renseignement, et du représentant des forces conjointes.

Al-Burhan a souligné que le récit concernant le contrôle du parti islamiste sur l’armée, propagé par le conseiller du président américain, est une tactique d’intimidation émiratie erronée utilisée pour servir des intérêts extérieurs, et que l’armée est capable de se réformer et de restructurer sa structure par elle-même.
Al-Burhan a déclaré que la milice terroriste Dagalo s’était rendue coupable de meurtres, de pillages et de génocide, et que le soutien apporté à cette milice par certains pays et groupes politiques inacceptable. Il a en plus ajouté que l’armée n’acceptera aucune menace ni condition extérieure, en exprimant sa confiance en ses officiers, sous-officiers et soldats.

AL- Burhan a réaffirmé sa détermination à reconquérir tous les territoires souillés par la rébellion au Kordofan et au Darfour, déclarant que le combat sera mené avec honneur et dignité, et sans ingérence étrangère. Il a ajouté que ce combat pour la dignité est un combat pour tous les Soudanais et que l’armée ne combat que les rebelles, sans cibler de tribus ou de groupes de population en particulier.
Al-Burhan a appelé les chefs tribaux qui soutiennent Abdul Rahim Dagalo à faire preuve de raison et à ne pas impliquer leurs fils dans la guerre, soulignant que de nombreux jeunes hommes de ces tribus sont tombés dans le conflit.