
Al-Burhan : L’accord de trêve n’est pas synonyme d’accord de cessez-le-feu
Traduction : Dr. Abdelrahman Kamal Shomeina
Le président du Conseil de souveraineté transitoire, le lieutenant-général Abdel Fattah al-Burhan, a salué la déclaration du secrétaire d’État norvégien aux Affaires étrangères et envoyé spécial de la Norvège au Soudan, Andreas Kravke, selon laquelle aucun nouveau document américain n’avait été soumis au gouvernement soudanais.
Son Excellence a salué les efforts du président américain Donald Trump et de Son Altesse Royale le prince héritier Mohammed ben Salmane d’Arabie saoudite en faveur de la paix au Soudan.
Cette déclaration a été faite en présence du sous-secrétaire d’État aux Affaires étrangères, l’ambassadeur Muawiya Osman Khalid qui a expliqué dans un communiqué de presse, que le président du Conseil souverain saluait les efforts déployés par la Norvège en tant que partenaire actif dans le processus de paix au Soudan depuis des décennies, soulignant la volonté du gouvernement soudanais de parvenir à une paix juste et durable répondant aux aspirations du peuple soudanais et préserve ses droits.
Son Excellence a également réitéré son approbation des efforts continus du gouvernement américain pour parvenir à la paix au Soudan, indiquant que le Soudan comprend les clarifications apportées par les États-Unis, selon lesquelles il n’y a pas de nouvelle proposition de leur part concernant la paix au Soudan pour le moment.
Pour sa part, l’envoyé norvégien a affirmé l’engagement de son pays à œuvrer avec ses partenaires pour un Soudan uni et prospère, indiquant qu’il avait souligné, lors de ses rencontres avec les responsables soudanais, la nécessité d’entamer un processus politique et de répondre à une trêve humanitaire afin de garantir que l’aide humanitaire parvienne aux personnes dans le besoin.
Il a ajouté : « Nous voulons que la guerre prenne fin afin que les souffrances du peuple soudanais cessent. » Il a indiqué avoir constaté un échange houleux lors des discussions en raison de la présence de deux documents prétendument soumis par les États-Unis, ce qu’il a qualifié de regrettable et d’involontaire. Il a précisé avoir contacté le conseiller du président américain pour les affaires arabes et africaines, Mussad Boulos, afin d’obtenir des éclaircissements sur la question.
Expliquant que la seule proposition concernant la trêve humanitaire est celle qui a été présentée il y a plusieurs semaines, et a ajouté que la trêve sera suivie d’un processus politique global en vue d’un Soudan unifié et stable.
En soulignant que l’accord de trêve n’est pas synonyme d’accord de cessez-le-feu ni d’accord politique. Il a précisé que la trêve vise une cessation temporaire des hostilités, ce qui facilitera l’acheminement de l’aide humanitaire aux populations dans le besoin. Il a insisté sur la nécessité de permettre à cette aide d’atteindre toutes les régions du Soudan tout en maintenant ouvert le point de passage d’Adré.